J’ai été interpellé par le reportage de Radio-Canada sur les insultes et l’intimidation que subissent les femmes en politique. Même rendues au niveau du gouvernement fédéral, certaines paient le prix de leur charge élective.

Ceux qui derrière l’anonymat relatif des réseaux sociaux conspuent des femmes politiques ne font que s’avilir eux-mêmes en manifestant l’étendue de leur propre médiocrité. Je rappelle que l’engagement politique, lorsqu’il est accompli avec conscience et sens du devoir, est un service public. En quoi une femme serait-elle moins capable qu’un homme de se mettre au service de sa communauté et de prendre des décisions sensées et raisonnées? Nos voisins québécois viennent d’envoyer un nombre record de femmes aux affaires municipales. Au Nouveau-Brunswick, nous avons la chance d’avoir des maires au féminin, et à Ottawa, nous avons des ministres femmes qui occupent des postes importants, la plupart traditionnellement confiés à des hommes. Aucune n’a été élue pour faire jolie dans le tableau, toutes l’ont été parce qu’elles sont compétentes.

Nous avons besoin de davantage de femmes en politique, et j’attends avec impatience le jour où une femme sera première ministre du Canada. À cet égard, je trouve que les Néo-Zélandais sont chanceux d’avoir Jacinda Ardern à la tête de leur gouvernement. Que celle-ci ait été interrompue par sa petite fille de 3 ans alors qu’elle s’adressait à la Nation n’est pas ridicule en soi, mais tout simplement touchant. C’est le signe tangible d’une proximité concrète avec les gens, qui tranche avec une bureaucratie dépersonnalisée, voire déshumanisée et déconnectée des préoccupations des citoyens. Or, c’est bien cela qui est demandé aux responsables politiques : garder les pieds sur terre et le contact avec le réel pour représenter au mieux l’ensemble de la population. Dans cet exercice, les femmes ont un avantage concurrentiel et c’est peut-être ce qui dérange certaines personnes. Bravo mesdames, et gardez courage!

Damien Dauphin
Moncton

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