Depuis le début de la pandémie, le Nouveau-Brunswick a réussi à échapper en grande partie à la tourmente économique grâce à son approche rigoureuse en matière de décision financière.

La réputation de transparence de notre province sur le chapitre des finances n’est plus à faire. Le Nouveau-Brunswick est régulièrement reconnu pour sa transparence et la qualité de ses prévisions par l’Institut C.D. Howe, un organisme de recherche national sur les politiques.

Tout récemment, l’Institut a donné la note A- au Nouveau-Brunswick pour sa transparence, soit la plus haute note au pays.

Dès la première éclosion de COVID-19, le ministère des Finances a mis en place une procédure pour comptabiliser les dépenses liées à la pandémie, ce qui nous a permis de cerner et de suivre les coûts associés à cette crise.

Nous avons reçu de nombreuses questions sur l’aide financière de 300 millions $ que le gouvernement fédéral nous a accordée pendant la pandémie et dont nous avions le plein contrôle. Ce transfert fédéral unique lié à la pandémie n’a pas été déposé sur un compte pour ne jamais être dépensé. Les recettes ont été prises en compte dans notre rapport du deuxième trimestre de 2020-2021, publié en novembre dernier, et ont été utilisées aux fins prévues. En date du 31 mars, le gouvernement provincial avait dépensé en fait environ 350 millions $ en aide liée à la COVID-19, soit plus que l’aide fédérale accordée. En outre, les coûts de fonctionnement dans certains secteurs se sont avérés plus faibles que prévu en raison de la pandémie, notamment à cause de l’annulation de certaines chirurgies et de la fermeture des écoles pendant plusieurs mois en 2020. Au risque de me répéter, tous les fonds fédéraux ont été utilisés aux fins prévues.

Les gouvernements sont tenus de rendre compte de leurs activités financières tous les trimestres, au même titre que les organisations du secteur privé. Comme indiqué, nous avions prévu une augmentation de nos recettes de 198 millions $ du rapport du premier au deuxième trimestre. Cette amélioration prévue était basée sur des données supplémentaires, notamment sur des données provisoires sur l’évaluation foncière de 2020, et sur de nouvelles données officielles du gouvernement fédéral. Les résultats du premier trimestre étaient basés sur les renseignements disponibles en date de fin juillet, et ceux du deuxième trimestre, en date de fin octobre. L’augmentation projetée de l’excédent est le résultat de la croissance des recettes de 2020 plus forte que prévu, en raison de l’aide fédérale reçue et du renforcement de l’économie.

Les gouvernements de l’ensemble du pays ont vu leurs recettes s’améliorer sensiblement par rapport à leur budget pour bon nombre des mêmes raisons qu’au Nouveau-Brunswick. Et cette situation devrait se poursuivre à mesure que les provinces publient leurs mises à jour financières. La constante qui se dégage de l’examen de l’amélioration des recettes partout au pays est la suivante: les résultats de 2020 sont supérieurs aux prévisions en raison de l’aide fédérale octroyée, notamment du versement unique et d’une économie plus vigoureuse.

Dans son rapport du 2 novembre intitulé «Brighter Days Ahead: Fiscal picture improves from coast to coast», la RBC note que l’avenir économique s’annonce prometteur au pays, en raison à la fois des recettes autonomes (y compris l’impôt sur le revenu et sur les bénéfices des sociétés) et des transferts fédéraux.

Des mises à jour récentes sur la situation financière en Colombie-Britannique montrent que les recettes sont en hausse de 15,7%; en Ontario, elles sont en hausse de 9,5%. Ces statistiques font état d’une amélioration importante depuis le premier trimestre, attribuable aux données sur l’évaluation foncière de 2020. L’Alberta prévoit quant à elle une augmentation de 25,8% de ses recettes, et celles du Nouveau-Brunswick ont augmenté de 4,7%. Enfin, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ont signalé des augmentations de 3,5% et de 3,7%, respectivement, à ce jour.

Autrement dit, nous vivons une situation sans précédent et les améliorations observées au Nouveau-Brunswick sont aussi constatées ailleurs au pays.

En ce qui concerne les récentes négociations collectives avec les employés du gouvernement provincial, on m’a demandé comment nous avions pu modifier notre offre salariale. Notre position de négociation initiale était basée sur un déficit projeté de 245 millions $ pour 2021-2022 et sur des hypothèses de croissance modeste.

Fort heureusement, notre économie a mieux rebondi que ce que nous avions prévu. Ces améliorations, de même que l’entente sur un régime de retraite durable, nous ont permis de revoir notre position.

Notre gouvernement a toujours fait preuve d’une grande rigueur financière. Nous avons été élus parce que nous avons la réputation d’être des gestionnaires financiers prudents.

Depuis notre arrivée au pouvoir, nous avons empêché l’abaissement de la cote de crédit du Nouveau-Brunswick, nous avons rétabli l’équilibre budgétaire et nous faisons diminuer la dette nette provinciale.

Notre personnel est exceptionnel et travaille dur en coulisses pour gérer les finances de la province de façon responsable.

Grâce à tous ces efforts, la situation financière du Nouveau-Brunswick s’est grandement améliorée, et l’économie provinciale a fait preuve d’une grande résilience tout au long de la pandémie.

Nous sommes très fiers de nos réalisations. Les Néo-Brunswickois devraient aussi s’enorgueillir de la bonne situation financière dans laquelle la province se trouvera au sortir de la pandémie.

Nos solides assises financières nous permettront de profiter pleinement du dynamisme de notre province.

Ernie Steeves
Ministre des Finances et du Conseil du Trésor

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