Époustouflé! C’est le mot que le premier ministre Justin Trudeau a utilisé la semaine dernière en apprenant que le conseil d’administration du Canadien National, situé à Montréal et régis par la Loi des Langues officielles du Canada, n’avait aucun francophone depuis le départ de Jean Charest.

Wow, il est époustouflé! Pourtant c’est lui qui a nommé une Gouverneure générale du Canada qui ne parle pas les deux langues officielles dans un pays officiellement bilingue. C’est lui qui a nommé une lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick unilingue anglophone dans la seule province bilingue du Canada. La Cour du Banc de la Reine a dit récemment que cette nomination était inconstitutionnelle du point vue linguistique.

Aussi, il ne faut pas oublier que tous les futurs fonctionnaires francophones doivent apprendre l’anglais à l’embauche dans le grand Moncton.

Tandis qu’il n’est pas nécessaire pour les anglophones d’apprendre le français. Le gouvernement fédéral, via la ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, ne fait rien pour arrêter cette culture d’injustice linguistique.

Finalement, il y a quelques jours dans une entrevue à Radio-Canada, le Commissaire aux langues officielles du Canada, Raymond Théberge, disait «au sein des institutions fédérales et des sociétés de la Couronne les dirigeants sont insensibles à la dualité linguistique».

Tout ça sous la juridiction de Justin Trudeau. Wow, encore une fois. Par chez nous, on appelle ça un visage à deux faces.

Luc Swanson
Dieppe

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