Je suis autrice par passe-temps et prévois en faire ma carrière une fois à ma retraite. J’en suis à ma 7e publication à titre personnelle et mon dernier roman: Les 7 vies de Béatrice, publié en octobre 2021, a été mon plus gros vendeur.

Je suis présentement en processus d’écriture et j’ai une grande vision pour mon prochain roman inspiré d’une lettre d’amour écrite en 1942 par un aviateur québécois malheureusement décédé de l’écrasement de son avion en Hollande en 1944 revenant d’un bombardement à Düsseldorf en Allemagne. Mon but est qu’une fois le texte français terminé et révisé, il partira pour la traduction en anglais et en néerlandais. Je rêve d’un film/documentaire dans un avenir rapproché, d’un lancement aux Pays-Bas et d’une tournée canadienne…

Je suis entourée d’une équipe de recherche formidable qui sont connaisseur en la matière et comme le destin fait bien les choses le petit fils de la dame qui a été témoin de l’écrasement de la dite avion fait aussi partie de mon équipe. L’autre côté de la médaille est plutôt sombre.

Aucune subvention n’existe ni du provincial ni du fédéral pour assister mon art, la littérature. Je suis à compte d’auteur, et aucun aide n’existe pour couvrir les frais approximatif de 1500$ de révision linguistique, 6000$ de traduction du français à l’anglaise et possiblement un autre 6000$ de l’anglais au néerlandais pays ou l’écrasement a eu lieu, 800$ de frais de graphiste, 3000$ de frais d’impression (600 copies) sans compter tous les frais de déplacement pour les lancements et salon du livre. Tous ces frais sont essentiels à une publication de qualité.

L’écriture est pourtant un art reconnu autant que la peinture, la danse, la sculpture, la musique etc. Pourquoi alors on ignore la littérature? Parce que les auteurs feront de l’argent en vendant leurs livres? Si je calcule toutes les heures de recherche et d’écriture et tous les frais de publication, je fais moins qu’un dollar de l’heure. Il faut vendre des milliers d’exemplaires pour vivre de ce métier et je connais très peu d’auteurs dans mon entourage qui en vendent autant. Mes livres ne sont pas de la grande littérature et je n’ai jamais prétendu être une grande écrivaine mais selon les critiques reçues, je change des vies, je divertis et parfois je renseigne mes lecteurs et lectrices. Ceci est ma récompense, car jamais dans toutes mes publications j’ai fait un profit après avoir payé toutes mes dépenses.

Même les salons du livre ne reconnaissent pas nos valeurs de publier à compte d’auteur, nous sommes constamment mis à l’écart, logés dans des recoins. Nous ne sommes pas importants. Chaque salon du livre auquel j’ai participé m’a coûté de l’argent au lieu d’en faire. Ceci n’est pas logique!

Gouvernements provincial et fédéral, je vous supplie de modifier vos subventions de façon à reconnaître nos efforts à titre d’auteur à compte d’auteur. Cessez de nous ignorer!

Cathy Verreault
Fredericton

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