Dans son éditorial du 17 mai, François Gravel de l’Acadie Nouvelle met les pendules à l’heure en ce qui concerne la compétence linguistique de la lieutenante-gouverneure au Nouveau-Brunswick.

L’engagement du gouvernement Trudeau de ne plus nommer de lieutenants-gouverneurs unilingues dans cette province est une simple promesse qui ne tient pas la route.

Elle n’offre aucune garantie, comme le dit M. Gravel.

Or, les promesses gouvernementales n’ont pas leur place dans un régime de droit où le législateur est censé adopter des lois qui encadrent le processus démocratique et qui protègent les droits des citoyens.

Les groupes qui défendent l’intérêt public savent bien que les promesses des élus, qu’elles soient orales ou écrites, ne sont que des mesures éphémères qui n’engagent en rien les dirigeants politiques.

Le Comité des 12 a reçu un jour une lettre d’un ministre lui disant que les lettres des ministres n’avaient aucune valeur. En termes de déresponsabilisation, il est difficile de trouver mieux.

J’exhorte le gouvernement à abandonner sa poursuite et à respecter la décision du tribunal qui a énoncé un droit qui aurait dû être inscrit dès le départ dans la Constitution pour confirmer le statut unique de notre province au sein de la confédération.

Claude Snow
Caraquet

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