Après avoir eu une foi aveugle envers le premier ministre Justin Trudeau, les Acadiens commencent à douter de ses bonnes intentions au sujet de leur langue et culture. Le supposé défenseur de la culture acadienne nomme une lieutenante-gouverneure unilingue. Nous voyons comment dans le dialogue politique, la sincérité n’est qu’une apparence pour arriver à ses fins.

Par naïveté, on peut s’attacher à un homme politique, lui accorder nos votes et puis, quand le dialogue tourne court, comme le fait M. Trudeau, il devient comme un étranger à notre cause. Nous les Acadiens, ayant conservé notre esprit de colonisés, ce qui me fait peur, c’est que l’on va encore croire aux belles paroles creuses de nos dirigeants actuels.

Justin Trudeau et son ministre Dominic Leblanc nous promettent un lieutenant-gouverneur bilingue la prochaine fois. J’ai vraiment horreur de tous ces bavardages de nos politiciens au sujet de notre langue et de notre culture francophone. Mais nous continuons à réélire les mêmes hommes pour leurs beaux discours. Aura-t-on le courage des députés Robert Gauvin du Nouveau-Brunswick et d’Amanda Simard de l’Ontario?

En prenant contact avec quelques jeunes sans complexe, je voyais un certain nombre de points qui concernaient l’Acadie dans nos échanges. La survie de notre langue en particulier, ce qui ne semblait pas les intéresser outre mesure. Ils veulent vivre d’abord. Par quel biais, donc, intéresser nos jeunes à notre langue et culture? Comment trouver quelques points d’insertion, vivants, passionnants, où ils pourraient se sentir engagés pour la survie de notre culture francophone?

C’est que les valeurs de l’esprit, que ce soit la vérité pour le savant, la langue pour l’enseignant(e), la beauté pour l’artiste, toutes ces valeurs ne peuvent qu’être enracinées dans notre système d’éducation. Il faut pour cela, un total engagement de la famille, des employeurs, des éducateurs, et de tous les préposés à la clientèle, pour la cause de notre culture francophone.

Même si aucun de nous ne sait vraiment ce que l’avenir nous réserve, nous sommes tous appelés à proclamer notre foi que nous avons pour la survie de notre langue et culture en Acadie.

La profondeur de l’abîme de notre culture est à la profondeur de notre naïveté.

Léon Robichaud
Inkerman

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