Plus tôt cet automne, on nous dévoilait les chiffres quant à la dégringolade du français parlé dans notre chère province «bilingue».

Peu de réactions à la suite de ce rapport bouleversant. Ceci dit, notre complaisance nous envoie à l’abattoir. L’ignorance de plusieurs quant à l’utilisation de la langue et la sauvegarde de notre culture est déconcertante. Lorsque nous, les Acadiens, ne saisissons pas que nous contribuons directement à la perte de notre culture lorsque nous ne nous tenons pas debout et bien c’est alarmant.

Sans la langue parlée, la culture ne peut survivre! La communication nourrit l’esprit, l’âme et surtout l’appartenance. Qui sommes-nous sans appartenance? Un morceau de bois à la dérive. Ne soyons plus intimidés et parlons notre langue sinon c’est fait pour nous.

La seule raison qui explique pourquoi, dans le Nord, il y a une bonne entente entre nos deux groupes linguistiques est que la majorité du temps, nous plions l’échine et nous utilisons la langue de Shakespeare à notre détriment.

Ça me fait mal pour mes parents, grands-parents et les bâtisseurs qui se sont donnés corps et âme pour sauvegarder notre culture! J’ai été témoin comme vous tous de nombreuses injustices et je suis attristée, car plusieurs des nôtres ne sont pas conscients que notre culture se perd de jour en jour et qu’il est essentiel de la préserver.

Nos organismes en santé et en éducation sont primordiaux et doivent demeurer, sinon notre culture court à sa perte. Si, comme ma mère qui ne parlait pas anglais, que vous ne pouvez pas communiquer lors de vos dernières semaines de vie parce que les services ne sont pas offerts en français et bien croyez-moi, c’est déchirant.

Il faut éduquer ceux qui sont beaucoup trop nombreux à ne pas comprendre l’urgence de la situation et à ne pas saisir l’importance de défendre ce qui est nôtre et ce qui a été si durement acquis.

Merci à nos organismes et aux individus qui montent au front. Joignons-nous à eux en faisant une grande place à notre langue et ne soyons pas timides de la parler.

Je dois dire aussi que certains anglophones de mon entourage font des efforts pour communiquer avec nous alors encourageons-les et parlons français avec eux, ils sont nombreux à vouloir l’apprendre.

Rachel Landry
Dugas

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