Benoît Duguay est décédé mardi soir, à 19h, à l’hôpital Georges Dumont de Moncton.

Benoît était à l’inauguration du Cercle acadien de la langue française à l’Université de Moncton le 13 octobre. Le lendemain, un malaise l’a frappé comme un coup de massue. Il croyait pouvoir passer au travers grâce aux jeûnes qui ont pu lui sauver la vie depuis des années. Il s’est libéré de ses tâches, entre autres, comme responsable de l’Université du Troisième âge et directeur de l’Association des boursiers et boursières France-Acadie.

Il a mis de côté ses responsabilités parce qu’il savait que ses jours tiraient vers la fin.

Benoît a été journaliste à Radio-Canada pendant les années de 1970 et 1980. Il a été le président fondateur de la Section acadienne de l’Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF), en 1979.

Il a été vice-président international des Amériques de l’UIJPLF jusqu’aux assises à Moncton et à Caraquet, à la fin août 1999, juste avant le Sommet de la Francophonie. Lors de cet événement, un ministre du président français Jacques Chirac lui a remis l’ordre de Chevalier de la Légion d’honneur, la plus haute décoration honorifique française. Il en fut très ému.

Benoît était un éternel optimiste. Il manquait rarement les réunions des anciens du Collège de Bathurst qui habitent la région de Moncton pour savoir ce que nous faisions et pour partager sa bonne humeur. Il venait d’une famille bien éduquée et cultivée de Sainte-Marie-Saint Raphaël de Lamèque. Son frère Calixte nous est très cher par son art, ses compositions et sa musique.

Benoît faisait partie du Ski club international et comme avec l’UIJPLF, il manquait rarement les assemblées ou les assises de ces vénérables organisations qui regroupaient des journalistes et des hauts placés des pays de la Francophonie de partout. Il a connu de près et de loin des chefs d’État importants et leur faisait connaître l’Acadie ainsi que la culture d’ici.

Avec le départ de Benoît Duguay à 81 ans, nous perdons nous aussi un homme indispensable et un ami.

Qu’il repose en paix.

À ses proches, surtout sa femme Rose-Marie, qu’il adorait, nos plus sincères condoléances.

Eldred Savoie
Fredericton

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