C’est tout un pied de nez que le premier ministre Blaine Higgs vient de faire aux francophones du Nouveau-Brunswick en nommant Kris Austin au Comité de la révision de la Loi sur les langues officielles.

Depuis cette nomination, l’ont peut assister à une véritable levée de boucliers de la part de grand nombre d’organismes francophones. Ces organismes demandent le retrait de M. Austin. Ni plus ni moins. Et avec raison, quand on connaît les antécédents de cet individu et de ses opinions personnelles en matière des droits des francophones.

Comment accepter cette nomination sans être indignés, outrés même?

Nous sommes la seule province bilingue du Canada, et des hommes de cœur se sont battus sans relâche afin de faire reconnaître le fait français dans notre province.

Cette période glorieuse pour nous tous, les francophones, semble maintenant lointaine et menacée. Je ne comprends pas pourquoi nous devons sans cesse nous défendre, quémander pour conserver les acquis auxquels nous avons droit.

Nous sommes près de 30% de la population de la province qui parle le français. Et nous payons nos taxes et contribuons à l’économie au même titre que les anglophones. Alors pourquoi avons-nous constamment une épée de Damoclès au-dessus de notre tête?

Et comment expliquer le mutisme des députés francophones au sein même du parti au pouvoir? Mystère et boule de gomme.

Bien évidemment, MM Higgs et Austin défendent farouchement leur position, arguant être victimes de francophones qui font preuve de mauvaises volontés et qui manquent d’objectivité en ce qui concerne une possible réforme de la Loi sur les langues officielles. Il semble que nous, les francophones, nous sautons aux conclusions avant les faits accomplis!

Et je n’ai même pas pris la peine de lire ce que des anglophones avaient à dire à ce sujet dans les médias sociaux. Que Dieu m’en garde! Mais je ne peux qu’imaginer ce qui doit se dire et s’écrire. Les adjectifs qualificatifs dérisoires et condescendants envers nous les francophones et Acadiens ne manquent sûrement pas!

N’en déplaise à notre premier ministre et son acolyte, nous sommes un peuple récalcitrant et téméraire. Nous ne baisserons pas les bras!
Et quand viendra le temps de voter, j’espère que les «abat-jours» feront place à la lumière derrière l’isoloir.

Sylvette Basque
Néguac

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