Cette lettre est en réaction à celle du député de Baie-de-Miramichi-Néguac et ministre, Réjean Savoie, parue dans l’Acadie Nouvelle du 26 novembre 2022.

Je considère que le titre de cette lettre, tout comme son contenu, insinue que les francophones contribuent plus au problème qu’à la solution par rapport à la situation qui prévaut face à la révision de la loi sur les langues officielles dans cette province. Par ses revendications et la création de ses propres institutions, la communauté acadienne a toujours fait partie de la solution. Il ne s’agit pas seulement de survivre sur le plan linguistique et culturel, nous voulons nous épanouir en étant traités également et équitablement sur tous les plans dans cette province officiellement bilingue.

Ce qui cause la situation conflictuelle actuelle, c’est pour ainsi dire la goutte qui a fait déborder le vase, débutant en cela par la lenteur et l’indifférence du premier ministre face à la révision de la Loi sur les langues officielles auxquelles s’ajoute la nomination de Kris Austin sur le comité, un farouche opposant à cette même loi par rapport à son application intégrale. Nous avons un premier ministre qui lui donne les coudées franches pour tenter d’annuler certains gains majeurs de la communauté francophone de cette province, des gains vers l’égalité durement acquis durant les 50 dernières années.

Si le premier ministre et le député Savoie étaient véritablement en mode solution comme le prétend ce dernier, ils auraient fait en sorte d’inclure les autres parties dans le processus d’évaluation de la LLO, en incluant sur le comité la SANB, afin de voir, tous ensemble, à ce que cette loi soit non seulement mieux appliquée, mais bonifiée.

Le député Savoie évoque ses rêves passés d’harmonie entre nos deux communautés linguistiques. Rêver sans tenir compte des combats collectifs à livrer pour défendre ses droits est une aberration. Il faut revenir à la réalité en étant solidaire collectivement. Nous, francophones de cette province, nous nous sommes battus et continuerons à nous battre pour obtenir rien de moins que l’égalité, et ce, par le respect de tous nos droits. Nous sommes ici pour rester, n’en déplaise aux anti-francophones qui malheureusement sont encore trop nombreux.

Le député Savoie demande à l’opposition des faits à l’appui alors que le premier ministre a clairement signifié que «Data my —».

Cette phrase va passer à l’histoire. Je ne crois pas que le député Savoie et le ministre Allain soient les meilleurs alliés des francophones, n’ayant pas spontanément dénoncé, mais plutôt défendu le choix de Kris Austin.

Pour avoir une province forte, il faut que les deux communautés linguistiques puissent se développer à chance égale en contrôlant leurs institutions respectives en matière culturelle, éducationnelle ainsi que dans le domaine de la santé et que le gouvernement facilite le développement économique de toutes nos régions.

Norma McGraw
Petit-Tracadie

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