Il ne fait aucun doute que les régions rurales du Nouveau-Brunswick ont été les plus durement touchées par nos problèmes de santé au cours des dernières années. Ayant vécu à Grand-Sault toute ma vie, j’ai été témoin de ce que je crois être une crise évitable qui nous a le plus durement touchés.

Je vous assure que cela aurait pu être totalement évité, si le ministère de la Santé avait été à l’écoute. J’ai siégé à notre comité local de la santé pendant de nombreuses années et j’ai été le président pendant quatre de ces années.

Il y a au moins 10 ans, les administrateurs d’hôpitaux ont exprimé des préoccupations constantes au sujet des problèmes de dotation concernant les médecins, les infirmières, les spécialistes et les technologues de la santé en raison du vieillissement des fournisseurs de soins de santé. Le ministère provincial de la Santé a fait la sourde oreille à ces préoccupations.

À l’époque, nous préconisions une augmentation des inscriptions dans les établissements médicaux. Cependant, les responsables de la santé n’étaient même pas réceptifs à l’idée de le faire progressivement chaque année, en raison des coûts, puisque chaque siège dans les facultés de médecine approchait les 100 000$ par recrue médicale. Les chroniqueurs et les analystes du département de la santé n’ont vanté que la nécessité de centraliser les services de santé comme une mesure d’économie et non d’élargir la formation.

Comment les administrateurs du département de la santé pourraient-ils manquer d’une telle prévoyance? Vingt médecins de plus chaque année dans un avenir prévisible, à raison de 20 millions de dollars par année, est presque négligeable comparativement aux millions dépensés aujourd’hui en efforts de recrutement.

Ce dont nous avons besoin, ce sont des administrateurs des ministères provinciaux qui sont prêts à écouter les préoccupations exprimées au sujet de la province et à présenter ces questions à leurs ministres, afin qu’ils puissent être mis au courant des difficultés auxquelles ils seront confrontés dans les années à venir. Les problèmes de santé d’aujourd’hui ne sont pas la faute de n’importe quel gouvernement actuel, mais celle des erreurs bureaucratiques survenues il y a des années.

Allons-nous continuer à nous laisser gouverner dans un mode aussi réactif ou allons-nous adopter des approches moins coûteuses et plus perspicaces pour les projets futurs au sein de notre ministère de la Santé?

Earl Toner
Grand-Sault

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