Face à la situation déplorable qui se développe actuellement à Neguac à la suite de la décision répugnante et disgracieuse du ministère de développement social d’expulser les résidents de deux foyers de soins spéciaux, sans préavis et sans plan de contingence, on peut conclure sans l’ombre d’un doute que ce ministère est totalement incompétent et incapable d’appliquer les normes nécessaires afin d’assurer le bien-être de nos aînés.

Ce geste indique clairement le manque de respect de ce ministère envers les aînés et surtout leur santé mentale.

Pire encore, aucun plan de contingence n’a préalablement été établi par le ministère afin d’assurer que des lits soient effectivement disponibles à proximité de Neguac pour éviter la panique et la confusion pour ces aînés et leurs familles.

On parle ici de personnes vulnérables et non pas de vacanciers dans une «villégiature» pour qui on doit changer leurs forfaits à la dernière minute!

Certains d’eux n’ont même pas de famille et le ministère se lave pratiquement les mains en disant aux résidents et leurs familles de trouver des chambres avant le 17 février prochain, date de l’expulsion.

Dans le secteur privé et public (par exemple: les municipalités), on doit obligatoirement préparer des plans d’urgence en cas de feux de forêts, d’inondations, de verglas, de neige abondante, d’ouragans, d’un bris électronique, d’une panne d’électricité, et j’en passe.

Un PDG d’entreprise qui révèlerait que, suite à un désastre quelconque, il n’avait pas de plan d’urgence serait congédié sur le champ étant donné les risques additionnels pour les citoyens et les citoyennes, les employés/employées et les actionnaires.

Pourquoi devrait-on accepter que la ministre responsable de voir au bien-être de nos aînés reste en poste, après cette gigantesque et désastreuse bourde.

Un tel incident démontre également l’urgence de mettre en place un mécanisme indépendant d’évaluations et d’inspections des foyers de soins spéciaux.

Les inspections et les évaluations actuelles sont une grossière farce et, de plus, sont faites par des employés de ce même ministère.
Ce qui représente un conflit d’intérêts flagrant (d’ailleurs ce même dilemme a été signalé au Québec la semaine dernière!).

Cette façon de procéder est loin d’assurer la primauté des soins aux résidents et aux résidentes!

Je suis d’avis que la fermeture de ces foyers, même si elle est justifiée, aurait dû être accompagnée de préavis aux familles, aux employés et représente pour moi un motif suffisamment sérieux pour exiger la démission de la ministre Shephard.

La ministre Shephard est la première responsable de ce fiasco!

Denis Losier
Cap-Pelé

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