Mathieu Gingras est en feu!

MONCTON – C’est un nouveau Mathieu Gingras qui va se présenter au premier tertre de départ du 105e Championnat canadien de golf amateur, du 9 au 13 août, à Blainville (Québec).

S’il avait terminé 47e en 2008, l’athlète de Moncton veut se tailler une place de choix parmi l’élite canadienne cet été.
Tout ce qu’il touche se transforme en or depuis le début de la présente saison.
Après une deuxième place au Championnat universitaire canadien, le golfeur de 21 ans a remporté le titre du Nouveau-Brunswick à Mactaquac la semaine dernière.
C’est donc à titre de champion qu’il se présentera à Blainville.
«Je veux d’abord faire la coupure, après, on verra», souligne-t-il.
Gingras avait connu tout un départ en 2008, lui qui occupait le septième rang après la deuxième ronde.
«J’ai manqué beaucoup de coups roulés et j’ai glissé au classement», se souvient-il.
Mais l’athlète de Moncton a parcouru pas mal de chemin depuis ce tournoi et son entraîneur Louis Melanson ne croit pas que l’histoire va se répéter.
«Il est beaucoup plus mature qu’il était. C’est également une personne calme de nature. Ce sont deux grosses qualités pour un golfeur», explique-t-il.
Selon lui, l’expérience de Gingras va jouer en sa faveur.
«Il a été dans beaucoup de situations difficiles. Il a joué des rondes sous pression dans des gros tournois. Cette expérience, ce n’est pas quelque chose que l’on peut acheter», souligne Melanson.
L’autre raison qui explique les succès de Mathieu Gingras, c’est son éthique de travail.
«Je pense que mes bons résultats sont le fruit de l’effort que j’ai mis depuis plusieurs années», explique-t-il.
Chaque jour, il se retrouve sur le terrain de golf pour frapper des milliers de balles, en plus des séances en gymnase.
«J’aime fournir l’effort et j’aime la compétition. J’adore jouer du golf de haut niveau et affronter de très bons joueurs. C’est un beau défi d’essayer de me classer parmi les meilleurs», raconte l’Acadien.
Avec une telle attitude, pas étonnant qu’il rêve au golf professionnel.
«Il me reste encore deux ans à l’Université (il étudie présentement à l’Université Laval en administration) et j’aimerais ensuite mériter ma carte pour un des tours professionnels», souligne-t-il.
Louis Melanson croit que son protégé pourrait atteindre son objectif.
«Le niveau professionnel, c’est un processus et ça se passe surtout au niveau mental. Je pense que Mathieu s’en va dans la bonne direction».