Julien Collette se prépare

BOUCTOUCHE – Après avoir gagné son premier duel dans le ring de boxe, Julien Collette n’est pas resté assis sur ses lauriers.

À la mi-juin, le hockeyeur de Bouctouche a fait ses débuts dans le monde de la boxe par l’entreprise du concours «The Next Great Heavyweight.»
L’Acadien de 28 ans a remporté son combat contre Mark Crandall, par décision unanime, au terme de cinq rondes de deux minutes.
Le 12 septembre prochain, il affrontera un autre francophone, soit Pierre Saint-Amand, de Grand-Sault.
«Honnêtement, le lendemain matin de mon premier combat, je ne pensais pas que j’aurais pu le faire à nouveau. J’étais fini. J’ai beaucoup de respect pour les boxeurs. C’est très difficile», a commenté Collette, un colosse de 6 pi 3 po et 225 lb.
Avant ses débuts, le jeune homme de Bouctouche croyait être dans une forme physique resplendissante. Une fois dans le ring, il s’est rapidement aperçu que ce n’était pas tout à fait le cas.
«C’était plus difficile que je croyais, surtout du côté cardiovasculaire. Je croyais que j’étais prêt, mais pas autant que je pensais. Pour le prochain combat, je travaille davantage sur ma condition cardiovasculaire», a fait savoir celui qui pratique la course à pied dans des champs agricoles appartenant à l’un de ses oncles.
«Rocky courait dans la neige, moi je cours dans la vase, a-t-il lancé en riant. Pour mon premier combat, je faisais beaucoup de simulation de combat de boxe, mais pas beaucoup de jogging. Cette fois-ci, je vais essayer de baisser mon poids de 7 à 10 livres. Je cours de trois à quatre fois par semaine.»
Le plein de confiance
Julien Collette avoue qu’il avait de nombreux papillons dans l’estomac à la seconde où il a mis les deux pieds dans le ring en juin dernier. Ça ne sera toutefois pas le cas en septembre.
«Maintenant, je suis plus confiant. Je sais à quoi m’attendre en ce qui concerne la chaleur, l’aréna et le bruit. Ce n’était pas pareil. C’était quelque chose de nouveau», a fait savoir celui qui demeure maintenant à Saint-Antoine.
Collette, qui a comme objectif de remporter la couronne au terme de cet événement, devra vaincre Pierre Saint-Amand pour passer à la prochaine étape.
Selon Collette, Saint-Amand, qu’il respecte grandement, figure parmi les deux ou trois meilleurs boxeurs de la compétition.
«Au début, ça me dérangeait de me battre contre lui. Nous étions les seuls francophones et on se pratiquait ensemble. Nous sommes devenus amis, a-t-il soulevé.  Mais je veux gagner et je ne perdrai pas. Je connais mes moyens. Si je perds, ça va être par ma faute. Soit que je ne suis pas en forme ou que j’ai mal boxé.»
En bref…
Malgré toute la publici-té médiatique entourant ce concours, Julien Collette demeure les deux pieds sur terre. «À Bouctouche, les gens me connaissent et savent qui je suis, mais je ne suis pas une vedette», a-t-il lancé en riant…