Éric Roy est champion canadien!

SHÉDIAC – Pour la première fois depuis 1995, un boxeur acadien est champion canadien.

Le Brayon Éric Roy a pris moins de deux rondes pour liquider Jonah Arbuckle et mettre la main sur la ceinture canadienne des supermoyens lors d’un gala de boxe qui a eu lieu samedi à la polyvalente Louis-J.-Robichaud devant une salle comble de 800 personnes.

Roy devient le premier francophone du Nouveau-Brunswick à mériter un titre canadien depuis Ron Savoie (Eel River Crossing) en 1995.

Il s’agissait également d’une très douce revanche pour le pugiliste de Saint-Basile puisque Arbuckle l’avait emporté au 6e round lors de leur dernier affrontement.

«Je ne peux pas le croire. Ça fait seulement deux ans que je fais de la boxe et je suis champion canadien», jubilait Roy (6-2) après sa belle victoire.

«Je pense que j’étais plus fort que lui physiquement. Il me restait juste à lui donner de bons coups et à connecter», explique le nouveau champion canadien.

De son propre aveu, Éric Roy est en voie de devenir un boxeur redoutable.

«J’ai beaucoup appris depuis mon dernier combat. Je pense que je continue de m’améliorer», ajoute-t-il.

Deux amis se disputaient la ceinture du Nouveau-Brunswick (catégorie cruiserweight) alors qu’Émile Arsenault (Shédiac) et Guy Desforges (Eel River Crossing) avaient rendez-vous.

Le favori local a finalement conservé sa ceinture après avoir terrassé son opposant en 5e ronde.

«Guy a été un adversaire plus fort que je ne le croyais et il avait clairement plus d’expérience que moi», mentionne Arsenault.

«Ça ne me faisait pas plaisir de boxer contre lui parce que c’est un gars pour qui j’ai beaucoup de respect, mais j’ai donné tout ce que j’avais», ajoute-t-il en prenant soin de remercier son entraîneur (Phil Baraly) et toute son équipe.

«Je savais qu’en le frappant continuellement au corps, j’allais éventuellement avoir le dessus», poursuit-il.

Guy Desforges a également donné crédit à son adversaire.

«Je savais qu’il était prêt et qu’il aurait pu boxer pendant 15 rounds s’il avait voulu», lance-t-il en haussant les épaules.

«Je l’ai frappé dur, mais il n’a jamais montré qu’il avait mal. Il est tough, c’est un cheval!», image l’athlète d’Eel River Crossing.

«Émile est un vrai modèle pour les jeunes athlètes et nous sommes encore de bons amis», ajoute Desforges.