Julien Collette veut sa chance pour un titre canadien

DIEPPE – Julien Collette est en beau fusil. Le boxeur de Bouctouche est en colère contre Kevin Cormier, contre Sylvain Roy, contre Mark Sock, mais aussi contre le promoteur Dwayne Storey, qui est également son gérant. Collette veut un combat de championnat canadien le plus rapidement possible et il se dit prêt à tout pour y arriver.

Avec une fiche de 8-1 (avec six K.O.) et le cinquième rang chez les meilleurs boxeurs poids lourds au Canada (selon le National Championship Comitee), Collette dit mériter ce privilège.

«Je n’ai jamais de réponse claire du promoteur (Dwayne Storey). Le temps commence à me manquer. Je vais avoir 32 ans et il est temps que ce combat de championnat canadien arrive», affirme-t-il.

«Ce n’est pas vrai que je manque d’expérience. J’en suis rendu à mon dixième combat professionnel», ajoute Collette.

Selon lui, Mark Sock, Kevin Cormier et Sylvain Roy ont tous refusé de l’affronter au cours des derniers mois.

«Je suis rendu à un point qu’on a offert un combat à tous les meilleurs poids lourds des Maritimes et personne ne l’a pris. Marck Sock a refusé trois fois, Kevin Cormier avait dit oui, mais il a changé d’idée et Sylvain Roy s’est retiré», poursuit-il.

«D’ailleurs, je trouve ça bizarre qu’il ait remis en doute ma blessure (à un tendon d’Achille), et là, c’est lui qui se retire à cause d’une blessure», poursuit-il.

«Et il y a Kevin Cormier qui a été dans le vestiaire de Bouctouche (son ancienne équipe) après un match et qui a dit que je n’avais pas vraiment mal. S’il veut se battre, qu’il vienne me voir dans le ring. Je suis prêt à l’affronter n’importe où entre Bouctouche et Cap-Pelé!», ajoute-t-il.

«Honnêtement, je ne suis plus vraiment intéressé à me battre contre des gars des Maritimes. Ça fait trois ans que je vais chercher des victoires convaincantes. Je suis prêt à monter plus haut», affirme Julien Collette.

L’autre problème, ce sont les dollars.

«Les promoteurs ne sont pas prêts à payer pour amener un champion ici. Moi, je suis prêt à me battre pour pas beaucoup, ça ce n’est pas un problème», indique Collette.

Selon lui, le champion canadien (Nevin Tajkic) exigerait entre 10 000 et 15 000$ pour venir mettre son titre en jeu dans les Maritimes.

«Je veux continuer de progresser. Je sais juste que je mérite d’avoir une chance. Éric Roy, Jonah Arbuckle et Chris Norrad ont tous eu la chance de se battre pour un championnat canadien et je suis très content pour eux. Mais là, c’est à mon tour», poursuit le champion poids lourd des Maritimes.

Julien Collette se dit même prêt à accepter l’offre d’un autre promoteur si cela signifie la chance d’affronter le champion canadien.

«Si un autre promoteur est prêt à organiser le combat, je suis prêt à y aller. Je sais que je peux battre Tajkic. Son style est fait sur mesure pour moi. Je sais que je peux le battre. Je suis confiant comme ça».

L’Acadie Nouvelle a tenté de joindre le promoteur Dwayne Storey, lundi soir, sans succès.