Vinet sur les traces de Rioux, Cormier et Godin

BERESFORD – Jonathan Rioux, Vincent Cormier, Jean-François Godin et… Justin Vinet?

Nommé recrue de l’année au Nouveau-Brunswick pour la saison 2011-2012, le lutteur acadien Justin Vinet est voué à un bel avenir.

Le protégé de Michel Côté a récemment conclu une saison interscolaire de rêve en aidant les Rebelles de l’École secondaire Népisiguit à mettre la main sur le titre provincial junior. Il a terminé la campagne avec une vingtaine de combats à sa fiche et une seule défaite.

«Mes succès, je les dois à mon entraîneur et à mon expérience», exprime l’athlète âgé de 14 ans.

Vinet voue d’ailleurs une grande admiration pour Michel Côté, qui possède une trentaine d’années d’expérience comme pilote et le plus haut niveau de certification (niveau 5) au pays.

«Je l’admire beaucoup, parce qu’il est l’un des meilleurs au Canada. Je suis chanceux de l’avoir. Je me sens privilégié. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance d’avoir un entraîneur de haut calibre comme lui.»

Le natif de Beresford a commencé à pratiquer la lutte en troisième année (il étudie en neuvième année).

«Mon frère en faisait et j’avais envie d’essayer. C’est un sport individuel que j’adore. Quand tu perds, ce n’est pas de la faute d’un autre et quand tu gagnes, c’est grâce à toi-même», raconte l’Acadien de 5 pi 8 po et 148 lb.

Pour atteindre les plus hauts sommets, Vinet s’entraîne trois fois par semaine pour la technique et deux autres fois pour le conditionnement physique.

«J’aimerais gagner aux Jeux du Canada et peut-être même me rendre aux Olympiques. Je vais sûrement continuer la lutte jusqu’à la fin de mon secondaire et peut-être lutter au niveau universitaire. Il est encore trop tôt pour le savoir.»

Pour l’instant, le talentueux lutteur consacrera toutes ses énergies en vue des championnats canadiens en avril.

«J’espère bien faire à ce tournoi.»

Selon Michel Côté, Vinet et quelques-uns de ses coéquipiers chez les Rebelles représentent de beaux espoirs pour l’avenir.

«On verra ce que le futur nous réserve, mais je crois qu’ils ont un bon potentiel athlétique pour percer au niveau national. On a quelque chose à travailler avec. J’ai hâte de voir ce que ça donnera l’an prochain», avait récemment mentionné au journal celui qui dirige aussi le Club de lutte Acadie-Bathurst.