Sensations fortes au menu au parc Sugarloaf

ATHOLVILLE – Le parc Sugarloaf d’Atholville s’apprête à accueillir ce week-end amateurs et compétiteurs de descentes en vélo de montagne dans le cadre du 4e festival Adrénaline.

Le gérant du parc Sugarloaf, Greg Dion, s’attend à une participation accrue du côté de la compétition de descente.
 

«L’an dernier, on avait 65 participants. Cette année, on croit pouvoir se situer entre 75 et 100», dit-il.
 

Il base son évaluation sur le fait que l’événement figure à l’intérieur du calendrier de la Fédération québécoise des sports cyclistes.
 

«Ça ne compte pas au niveau des points pour eux, mais on s’attend à ce que ça suscite l’intérêt de plusieurs athlètes du Québec», indique-t-il.
Déception pour plusieurs, par contre, le manque d’intérêt pour la course d’endurance (cross-country) a mené à son abandon.
 

«Il n’y avait environ qu’une quinzaine de participants en tout pour cette épreuve qui demandait énormément d’efforts au niveau de l’organisation et des bénévoles. On a donc décidé de la laisser tomber et de concentrer nos efforts ailleurs», indique M. Dion.
 

Ailleurs, c’est sur la mise en oeuvre d’une autre course de descente à vélo de type contre-la-montre; celle-là légèrement moins intense que la course pour experts (qui se tient sur la piste L’Acadienne), mais tout aussi spectaculaire. Les participants sont en effet invités à s’élancer sur la Supasweet, piste intermédiaire qui a récemment été modifiée pour l’occasion.
 

«C’est une course de type air downhill. La piste est rapide, mais on y a ajouté plus de bosses, des chutes et des sauts longs de 5 à 20 pieds. On l’a fait de sorte que ce soit vraiment plaisant à descendre pour le compétiteur et spectaculaire à voir pour les spectateurs», note le directeur du parc.

Outre les courses, le festival proposera encore la fameuse traversée de l’étang, épreuve où les concurrents doivent traverser l’étang à vélo d’un bout à l’autre le plus rapidement possible sur un pont flottant de moins de 30 cm de largeur construit à partir de planches de bois et de pneus à air.

Il y aura également la tenue du deuxième défi pumptrack et – toujours dans l’esprit de la descente à vélo – la présentation d’un nouveau film sur le sujet.

La programmation détaillée du festival est disponible par l’entremise du site web du parc Sugarloaf.

Un parcours à slopestyle
Pour M. Dion, l’événement le plus impressionnant de la fin de semaine risque toutefois d’être la présentation du défi John Cowan Am-Jam Slopestyle. Les compétiteurs devront s’élancer sur un parcours et seront jugés en fonction des manœuvres (acrobaties) effectuées sur les modules.

La piste en question a été construite à même la demi-lune
(halfpipe) du parc à neige. La piste porte d’ailleurs le nom de son concepteur, John Cowan, un coureur professionnel très connu dans le monde du vélo de montagne.

«C’est un personnage originaire de San Diego (en Californie) très connu dans les épreuves de slope-style et de dirt jumping. C’est tout un honneur pour nous qu’il ait accepté de construire un parcours ici», dit M. Dion.

«Ce parcours est d’ailleurs destiné surtout aux débutants, pas pour experts, car le but de M. Cowan est justement de cibler les jeunes, de leur offrir quelque chose pour commencer dans ce sport. Le parcours compte un total de cinq obstacles (deux en bois et un en terre). Notre demi-lune se prêtait à merveille à cette utilisation. Et ce qu’il y a de bien, c’est que ça n’a pas coûté cher et que c’est quelque chose qui va demeurer ici en permanence.»

À ce propos, est-ce que les obstacles resteront en place cet hiver afin de rehausser le parc à neige?

«On aimerait ça, c’est notre objectif. Il va toutefois regarder à quel point c’est sécuritaire pour l’hiver avant de le mettre en fonction», souligne-t-il.