Festival Adrénaline: des sensations fortes du début à la fin

ATHOLVILLE – Le quatrième festival de vélos Adrénaline s’est conclu dimanche avec la descente extrême de L’Acadienne, la piste la plus corsée et redoutée du parc Sugarloaf.

Encore une fois, les sensations fortes étaient au rendez-vous le week-end dernier au Parc provincial Sugarloaf d’Atholville, dans le cadre du festival Adrénaline. Au programme: agilité, témérité, vitesse… ainsi que quelques belles pirouettes.

En ce qui concerne la participation, elle fut sensiblement la même que l’année dernière en matière de coureurs.

«Mais on a définitivement eu plus de spectateurs. Ils étaient au rendez-vous, et l’ambiance aussi», indique Greg Dion, directeur du parc.

Il croit que le festival – ainsi que le parc à vélos dans son ensemble – est sur une lancée intéressante.

«On offre quelque chose d’unique. Il n’y a rien de tel dans les Maritimes et à l’est du mont Sainte-Anne à Québec. Et on se compare très bien avec les autres parcs du même genre», dit-il.

Pour la descente extrême – épreuve fétiche du festival -, elle fut remportée par Hans Lambert, de la région de Bromont, au Québec – et ancien champion canadien -, avec un chrono tout juste sous la barre des deux minutes.

Il fut secondé par Yann Gauvin, de la région de Québec. Yann Gauvin dit avoir trouvé la piste vraiment différente de celles qu’il a l’habitude de descendre lors des compétitions dans le circuit québécois.

«La dénivellation de la pente est normale, mais le sentier est légèrement plus étroit. Il faut faire doublement attention, car, par endroits, le guidon passe très serré. C’est un bon défi», explique-t-il.

Il s’est laissé tenter par l’aventure du festival Adrénaline après avoir pris connaissance de l’événement par des amateurs de descente.

«J’ai entendu dire que c’était un très beau site, que les pistes étaient belles et que le festival était vraiment trippant. Et c’est effectivement le cas. L’ambiance ici est vraiment extra, et j’ai adoré ma fin de semaine. Il n’y a pas vraiment d’événement de ce genre au Québec, alors c’est certain que ce festival-ci est appelé à prendre de l’ampleur», dit-il, promettant à son tour de passer le mot.

Arrivé second lors de la descente extrême, il a également participé au défi Pump track (3e) et à l’épreuve du Air downhill (4e).

«J’ai aussi essayé la traversée de l’étang, mais je n’ai pas réussi à me rendre jusqu’au bout. J’étais pourtant persuadé d’y arriver, car j’ai plutôt un bon équilibre. Mais ça n’a pas fonctionné du tout comme je l’avais prévu. Un coup que tu t’engages sur la planche, c’est une tout autre histoire. Ça bouge et c’est très glissant», relate-t-il.

Un incontournable
Avec sa remontée mécanisée, ses pistes de descente à niveau divers, sa piste à bosses (pump track), son festival et maintenant sa piste à acrobaties (slopestyle), le parc à vélos du Sugarloaf est en voie de devenir un lieu de rendez-vous pour les amateurs de vélo de montagne extrême. Le directeur général du parc n’entend pas en rester là pour autant.

«Nous travaillons actuellement au développement de pistes de randonnée (cross-country). C’est bien qu’il y ait des infrastructures pour les disciplines plus extrêmes, mais on veut aussi toucher à toutes les sphères du vélo de montagne.

Selon M. Dion, les nouvelles pistes de randonnée devraient être prêtes pour la prochaine saison.

Il ne cache pas qu’il aimerait réintégrer la compétition de cross-country à l’horaire de son festival Adrénaline 2013, épreuve abandonnée cette année faute de participants.

«Ce qui aiderait, ce serait de faire partie d’un circuit officiel. Une sorte de halte obligatoire pour les compétiteurs», dit M. Dion, affirmant travailler activement sur ce dossier.

Une compétition qui a du style

ATHOLVILLE – Ce quatrième festival Adrénaline marquait par ailleurs l’entrée en scène d’une toute nouvelle discipline, soit le slopestyle. Il s’agit en fait de réaliser rapidement un parcours truffé de sauts qu’il faut attaquer avec le plus de style possible puisqu’ils sont évalués par des juges.

Concepteur de la piste, l’américain John Cowan, une sommité dans cette discipline, se dit satisfait du spectacle offert. 

«Ce fut tout un spectacle. Il existe des pistes de slopestyle beaucoup plus intenses que celle-ci, des pistes destinées à des compétiteurs professionnels de haut niveau. Mais cette piste ici a été conçue spécifiquement pour donner une chance aux jeunes de découvrir et de se perfectionner dans ce sport», indique-t-il, soulignant que c’est d’ailleurs la première fois qu’il prête son nom à un événement du genre de niveau amateur.

Marc-André Roy, de Petit-Rocher, est d’ailleurs l’un de ces amateurs ayant tenté sa chance dans cette discipline. S’il n’est pas monté sur l’une des trois marches du podium, il peut se vanter d’avoir effectué l’une des manœuvres les plus spectaculaires de l’épreuve, soit un 360 degrés. En fait, il est le seul participant du lot à avoir tenté – et réussi – ce saut pour le moins osé. 

«L’événement est vraiment le fun. C’est la première fois que je descendais dans cette piste puisqu’elle n’existait pas l’an dernier. C’est vraiment cool ici. Chez nous, on fait surtout du style de rue puisqu’il n’y a pas de saut professionnel, comme c’est le cas ici», explique le jeune téméraire.

Le grand champion de cette première édition est Michel Beaudoin. D’autres prix spécifiques ont été décernés pour cet événement. Julien Cormier (saut le plus haut sur le mur), André Martin (figure technique la plus intéressante) et Michel Beaudoin (figure la plus difficile) ont ainsi été récompensés. – JFB