L’association Sports-Kent se fait toujours attendre

RICHIBUCTO – L’association sportive Sports-Kent n’est pas à la veille de voir le jour.

Après trois rencontres prometteuses en 2011, le concret se fait toujours attendre en 2012.

Depuis le dernier rassemblement, le conseiller de la direction des opérations régionales et du développement communautaire pour la région de Miramichi, une section découlant du ministère de la Culture, du Tourisme et de la Vie saine, Jason Arsenault, qui a animé les trois premiers forums, a changé de chapeau en janvier. Il est maintenant conseiller provincial à Fredericton.

«Tout le monde était d’accord pour la création de cette association, mais il n’y avait pas d’engagement. Personne ne s’est levé pour prendre le dossier en main. Il aurait fallu élire un petit comité. Les gens se tournaient vers le bureau régional, mais je ne pouvais pas prendre la présidence», a raconté Arsenault, qui rêve toujours de voir Sports-Kent se former.

Le jeune homme originaire du Restigouche a été remplacé par Mélanie Arsenault, une ancienne volleyeuse du Bleu et Or de l’Université de Moncton.

«Je n’ai pas encore eu la chance de rencontrer tous les partenaires», a-t-elle mentionné.

En ce qui concerne ce ministère, la région de Kent est divisée en deux, ce qui complique la tâche des conseillers régionaux. Kent-Nord se trouve sur le territoire de Miramichi, tandis que Kent-Sud fait partie du Sud-Est.

«Kent-Nord est plus impliqué dans ce dossier et en ce moment, ce sont les Jeux de l’Acadie qui sont le point de mire de cette région», a indiqué Chris Robicheau, conseiller pour le Sud-Est.

La Finale des Jeux de l’Acadie sera présentée à Richibucto et à Saint-Louis-de-Kent en 2013. Les fonctionnaires souhaitent que la tenue de cet événement stimulera la population.

«Ces Jeux pourraient laisser un héritage. On pourrait garder un comité en place pour organiser les sports», a lancé Jason Arsenault.

Reste à savoir si les bénévoles auront le goût de piloter un autre dossier sportif après le marathon de la grande finale acadienne.

«Je ne peux pas parler pour les autres membres du COFJA, mais moi, je ne fais pas de promesse», a dit la présidente du Comité organisateur des Jeux de l’Acadie, Germaine Guimond.

Louis-René Comeau, qui a longtemps contribué au développement sportif dans le coin de Kent-Nord, croit toujours à la fondation de cet organisme.

«C’est certain que c’est un beau projet et il faut éveiller notre conscience collective. Nous avons besoin de cela pour évoluer en tant que région. Les responsables ne doivent pas nécessairement être impliqués dans le sport, mais ils doivent avoir une vision à long terme afin que le projet puisse se développer», a signalé le spécialiste du volleyball.

Un champion finira-t-il par se lever? Voilà une question à laquelle les conseillers régionaux aimeraient bien obtenir une réponse positive.