Le Titan congédie Éric Dubois

BATHURST – Un peu plus d’une semaine après avoir donné un vote de confiance à Éric Dubois, le propriétaire et directeur général du Titan d’Acadie-Bathurst, Léo-Guy Morrissette, est passé aux actes en congédiant son entraîneur. Les quatre petites victoires de l’équipe dans ses 16 dernières rencontres auront finalement coûté cher à Dubois, dont le règne derrière le banc n’aura duré que 99 rencontres.

Dans les faits, Dubois a été congédié dimanche soir. Pour dire vrai, Morrissette et son bras droit, Sylvain Couturier, y songeaient depuis déjà deux semaines.

«Comme le veut l’adage, c’est toujours plus facile de congédier un entraîneur que 23 joueurs. Nous n’avions rien à reprocher à Éric Dubois si ce n’est qu’il a peut-être donné un peu trop de lousse à certains joueurs. Notre mauvais classement a aussi joué dans la décision. Sinon, Éric Dubois est un bon entraîneur qui travaillait fort et qui connaît son hockey», a donné Léo-Guy Morrissette en guise d’explication.

Morrissette et Couturier ont cependant tenu à rencontrer les joueurs pour leur parler dans le blanc des yeux.

«Nous leur avons dit qu’ils étaient en grande partie responsables de notre piètre classement en raison de leur manque d’éthique, à la fois au travail et professionnel. Nous tenions à ce qu’ils sachent que nous ne trouvons pas normal que notre club se retrouve à cette position à ce stade-ci de la saison», a-t-il mentionné.

Éric Dubois a remporté 44 de ses 99 matchs à la barre du Titan. L’entraîneur de 42 ans a également dirigé le Drakkar de Baie-Comeau pendant quatre saisons.

Morrissette assuré de voir l’équipe rebondir

Morrissette persiste à dire que son équipe n’a pas été surévaluée en début de saison, malgré son piètre dossier de 10 gains et 24 points en 29 parties.

«Nous sommes étourdis par les performances de l’équipe. Nous ne nous attendions vraiment pas à ça», dit-il.

«Nous croyons que l’entrée en scène d’un nouvel entraîneur avec un nouveau système de jeu et une nouvelle façon de voir les choses va changer la donne. Tout est possible dans le hockey. Rappelez-vous qu’en 2000-2001, nous étions sensiblement dans la même situation, à la même période de l’année, lorsque nous avons décidé de changer d’entraîneur et placé Réal Paiement à la barre de l’équipe. Il a non seulement relancé l’équipe, mais nous nous sommes rendus jusqu’en finale. Et que dire de l’apport de Bob Hartley lors de la dernière conquête de la coupe Memorial par les Cataractes de Shawinigan? Parfois, un changement c’est tout ce que ça prend», rappelle Morrissette.

Effectivement, le Titan croupissait, comme cette année, dans le bas du classement lorsque Roger Dejoie a été remplacé par Paiement. Il y a toutefois une chose importante que semble oublier Léo-Guy Morrissette.

Le Titan de 2000-2001 était un club à maturité avec des éléments offensifs de la trempe de Simon Laliberté, Samuel Séguin, Mirko Murovic, Alex Matieroukin et les jeunes Olivier Filion et Jonathan Ferland qui produisaient déjà leur large part de points. On y retrouvait aussi trois défenseurs solides en Alexandre Vigneault, Tyler Reid et Patrick Mbaraga. Aux Fêtes, l’attaquant Yann Joseph, de même que les défenseurs Antoine Bergeron, Miroslav Durak et Michael Lanthier ont été ajoutés par le biais de transactions. Et il y avait un certain Adam Russo, qui du haut de ses 5 pi 9 po et ses 17 ans, s’est mis dans la tête qu’il était supérieur à Simon Lajeunesse devant les buts.

Bref, à part peut-être Jacob Brennan, qui semble avoir un potentiel similaire à Russo, en terme de profondeur, le Titan de 2012-2013 n’a rien à voir avec le club d’il y a 12 ans.

Il a malheureusement été impossible de parler avec Éric Dubois.