Il n’y a pas que les Aigles Bleues

POINTE-DE-L’ÉGLISE, Nouvelle-Écosse – La volleyeuse acadienne Camille Martinez aurait pu choisir les Aigles Bleues de l’Université de Moncton. Comme plusieurs autres athlètes de la province, elle a cependant opté pour les Dragons de l’Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse. Le petit établissement francophone n’hésite pas à recruter au Nouveau-Brunswick quand vient le temps de former ses équipes sportives.

Le club féminin de volleyball des Dragons comptera six joueuses néo-brunswickoises (sur un total de 10) dans ses rangs cette saison. Quatre volleyeurs de la province se retrouveront de leur côté au sein de la formation masculine de Sainte-Anne.

C’est lors d’une conférence à son école secondaire que Camille Martinez, originaire de Tracadie-Sheila, a découvert l’établissement.

«Comme c’est une petite université (quelques centaines d’étudiants), le programme que je voulais suivre est plus encadré. C’est un bel endroit pour les sciences», explique celle qui étudie au diplôme préparatoire aux sciences de la santé.

«L’entraîneur m’a ensuite approchée lors d’un tournoi ici (au N.-B.). Les Aigles Bleues étaient une option, mais je sais que je ne ferai pas d’argent en jouant au volleyball», ajoute l’athlète âgée de 17 ans.

La volleyeuse de 5 pi 9 po se plaît dans la région de la baie Sainte-Marie.

«C’est une région francophone. Je ne suis pas dépaysée du tout. Il y a beaucoup de gens des Maritimes (à l’Université Sainte-Anne)», indique l’ancienne des Dynamites et de l’équipe de hockey des Bisons de la polyvalente W.-A.-Losier.

Le directeur des sports de l’établissement, Pierre Nobert, n’hésite pas à vanter les mérites de ses programmes sport-études lorsqu’il vient faire du recrutement dans la province.

«Nos étudiants se placent très bien», dit-il.

«Les gens se retrouvent chez nous. Les classes sont petites. Les professeurs sont très accessibles. C’est très amical ici», ajoute M. Nobert.

«Notre programme masculin en volleyball reprend du mieux. Nos filles ont participé six fois au championnat canadien. L’an dernier, nous avons reçu les championnats de l’Atlantique et nos deux équipes ont très bien fait.»

Pierre Nobert a de bons contacts dans les écoles néo-brunswickoises, ce qui l’aide à dénicher de nouveaux talents.

«J’ai décidé d’exploiter le Nouveau-Brunswick, car c’est francophone et c’est le fun d’avoir ces gens-là sur notre campus», mentionne-t-il.

«Nous sommes également une option intéressante pour les gens qui veulent jouer et étudier en français.»

Sainte-Anne et Moncton sont les deux seules universités francophones dans les Maritimes. Les Dragons évoluent au sein de l’Association atlantique du sport collégial.