Berthier Robichaud, le gardien de but devenu culturiste

CARAQUET – Au-delà de l’esthétique, le culturisme est un sport physique et exigeant. Pour l’ancien gardien de but Berthier Robichaud, c’est un mode de vie, une discipline qui exige une volonté de fer et qui consiste à pousser son corps à la limite de ses capacités.

L’Acadien Berthier Robichaud a découvert le culturisme il y a deux ans. Avant, sa passion, c’était d’arrêter des rondelles.

Il a notamment défendu la cage des Rivermen de Miramichi dans la Ligue de hockey midget AAA du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard. En 2009, il a été repêché par l’Océanic de Rimouski en neuvième ronde (159e au total). Il n’a toutefois pas été en mesure de disputer une seule rencontre dans le circuit Courteau.

«J’ai vu que je n’allais pas me rendre plus loin dans le hockey. Mais l’entraînement hors glace, j’ai toujours aimé ça. Ça fait environ six à sept ans que je m’entraîne dans un gymnase», explique l’ancien gardien de but originaire de Néguac.

C’est de cette façon qu’il a découvert le culturisme.

«Je vis pour le bodybuilding. Je vois ça comme une aventure. Comme il n’y a pas d’argent à faire là-dedans, tu le fais pour toi. C’est une satisfaction personnelle, savoir où ton corps peut aller», exprime l’athlète de 6 pi âgé de 20 ans.

À sa toute première compétition, au début novembre à Fredericton, Robichaud a terminé 2e (sur 5) chez les juniors et 3e (sur 8) dans la division ouverte 200 lb et plus. Les juges ont notamment évalué les proportions entre le haut et le bas du corps, le tonus musculaire et la masse adipeuse des participants.

Son excellente performance lui a permis de se qualifier pour les championnats nationaux en septembre. Les trois mois précédant l’événement de Fredericton n’ont cependant pas été de tout repos.

«J’ai eu à suivre une diète et un entraînement très strict», dit celui qui étudie l’éducation physique à l’Université de Moncton.

«Avant ces 12 semaines-là, je faisais des poids et des haltères. Ensuite, j’ai ajouté du cardio 20 minutes tous les jours et j’ai diminué les calories. J’ai perdu environ 15 livres», raconte-t-il.

«Je ne mangeais que du poulet, du poisson blanc, de la viande rouge extra-maigre et des légumes verts. J’ai également pris des suppléments de protéine, des vitamines et de la créatine (la créatine améliore la performance des muscles et ne fait pas partie des produits interdits par l’Agence mondiale antidopage).»

Les six dernières semaines avant la compétition ont été encore plus difficiles.

«Je faisais 60 minutes de cardio tous les jours avant le déjeuner. Je me rendais par la suite à mes cours et le soir, je m’entraînais avec les poids et les haltères. C’est long et tu dois être prêt mentalement.»

Berthier Robichaud s’est présenté sur la scène de l’événement, enduit d’un produit foncé servant à voir davantage les détails de sa musculature, avec un poids de 220 lb. Quelques semaines plus tard, il frôle les 250 lb.

«J’ai pu manger à ma faim. J’ai beaucoup plus d’énergie.»

L’Acadien se prépare maintenant en vue de la compétition nationale de 2014 où il vise un top 5.