«Il n’y a rien d’impossible dans la vie»

FREDERICTON – Le fondeur acadien Louis Fortin revient des Jeux paralympiques de Sotchi avec le sentiment du devoir accompli, des souvenirs plein la tête et le coeur rempli. Son passage en Russie, où il a réalisé ses meilleurs temps en carrière et provoqué une frénésie sur les réseaux sociaux, l’a transformé.

«C’est une expérience à vivre pour quiconque a le goût de pousser et de continuer. Il faut toujours aller un peu plus loin. Il n’y a rien d’impossible dans la vie», exprime Louis Fortin.

L’athlète originaire de Shippagan a participé à deux épreuves à Sotchi. Il a terminé 29e au 1 km sprint libre debout, en 4m46s45c, et 36e au 10 km libre debout, en 32m58s8c.

«Ce sont mes temps les plus rapides en carrière. Je suis content de mes résultats. J’ai atteint le maximum de ce que je pouvais faire en fonction de l’entraînement que j’ai eu. Je cherchais à réaliser mes meilleures performances à vie et mon but est atteint», explique-t-il.

L’aventure du fondeur âgé de 36 ans a été suivie par plusieurs en Acadie. Les commentaires dans les réseaux sociaux, sur Facebook notamment, ont été nombreux.

«C’est toujours surprenant de voir tous les commentaires que j’ai eus. Je ne m’y attendais pas. Avec ce que j’ai lu, je me doute que les gens ont suivi ça. Il semble y avoir eu un impact assez gros», mentionne Fortin.

L’enseignant de Fredericton n’oubliera jamais le soutien qu’il a reçu de ses compatriotes, mais également de la foule locale.

«Je n’ai jamais vu ça nulle part. Les estrades étaient remplies à craquer, majoritairement de Russes. La foule était en délire, autant pour le premier que le dernier à franchir la ligne d’arrivée», raconte-t-il.

«À l’aréna, pour le hockey-luge, c’était rempli à craquer aussi. C’était incroyable, l’ambiance créée par les Russes. Ils ont assisté (aux compétitions) et encouragé. C’est ce dont je vais me souvenir le plus», ajoute celui qui a subi l’amputation du bras droit, à l’âge de 14 ans, en raison d’une tumeur cancéreuse.

Louis Fortin a aussi apprécié l’engouement des spectateurs envers les athlètes canadiens.

«Dès que nous étions parmi la foule russe, les gens nous arrêtaient et voulaient nous prendre en photo. Les Canadiens sont très aimés des Russes.»

Le Canada a obtenu 16 médailles à Sotchi, bon pour le quatrième rang (nombre total) au classement. Le pays hôte a dominé grâce à une récolte de 80 distinctions.

«C’est un système sportif complètement différent en Russie. Ça fait partie de la culture. Un athlète qui gagne une médaille d’or reçoit 100 000 $, une voiture et un condo à Moscou. Les athlètes sont ciblés très tôt et s’entraînent à temps plein avec une équipe et des entraîneurs.»

Louis Fortin conclura sa saison le week-end du 28 mars à Charlo dans le cadre des championnats provinciaux. L’Acadien de Shippagan n’exclut pas une participation aux Jeux paralympiques de 2018 en Corée du Sud.