Aigles Bleus: un match spécial et émotif

MONCTON – La fin du voyage est proche pour plusieurs joueurs des Aigles Bleus de l’Université  de Moncton. Luc Williams, Maxime Pilon et Christopher Guay quitteront le nid après les présentes séries, alors que l’avenir de Samuel Groulx et de Rémi Blanchard est encore incertain. Mais une chose est certaine: personne ne veut que ça se termine samedi soir à Halifax.

La troupe de Serge Bourgeois se présente au domicile des Huskies de l’université Saint Mary’s avec une égalité de 1-1 dans leur série quart de finale deux de trois. Pour plusieurs, cette rencontre pourrait être la dernière de leur carrière au hockey.

Le défenseur Christopher Guay n’a cependant pas l’intention d’arrêter de jouer tout de suite.

«C’est sûr que j’y ai pensé jeudi et que je vais encore y penser samedi, mais j’essaie de me sortir ça de la tête le plus possible pour ne pas que ça nuise à ma performance», explique le numéro 23.

«Je vais juste m’organiser pour que ça ne soit pas la dernière de ma carrière.»

L’arrière québécois avoue qu’il passe présentement par toute la gamme des émotions.

«C’est un sentiment assez spécial. On a une belle gang et je vais essayer qu’on se rende le plus loin possible, même si je sais qu’il me reste de moins en moins de hockey à jouer.»

Christopher Guay veut savourer chaque instant de la fin de son parcours, même s’il admet que tout va très vite au hockey.

«Je veux montrer la voie aux kids dans l’équipe samedi, mais émotivement, ça va être spécial. Mais ça ne finira pas samedi anyway», déclare-t-il avec une confiance inébranlable.

Quand il accrochera ses patins, Guay n’aura aucun regret.

«Les cinq dernières années ont passé excessivement vite. On vit tellement des belles années que ça passe très rapidement. J’essaie d’en profiter un peu avec la gang. Si on peut finir de jouer seulement au milieu du mois de mars, je vais être le gars le plus content du monde.»

Le Bleu et Or est pourtant négligé dans ce duel contre les puissants Huskies, mais la victoire de 5 à 1 de jeudi soir a ravivé l’espoir. Le principal obstacle pour eux se nommera Anthony Peters.

«Il est bon, on le sait. Mais si on met du trafic devant le filet, on peut avoir du succès contre lui. C’est ce qu’on a fait jeudi», explique Pier-Antoine Dion.

L’entraîneur Bourgeois parlait aussi de confiance.

«Les marqueurs de buts, quand ils ne comptent pas, veux veux pas, ça finit par leur rentrer dans la tête. Ce premier but-là jeudi (celui de Dion) a soulagé beaucoup de monde. Ça nous a montré qu’on pouvait battre Peters», souligne-t-il.

Si on se fit sur la fin du dernier match, la rencontre de samedi n’aura rien d’une marche dans le parc. «On pouvait dire qu’ils étaient frustrés à la fin du match de jeudi et ils ont commencé à courir un peu après nous autres», souligne Serge Bourgeois.

«Ils n’avaient rien à perdre et ils ont juste essayé de nous blesser. C’est correct, on va arriver plus prêt qu’eux autres samedi», renchérit Pier-Antoine Dion.

La mauvaise nouvelle du côté de l’U de M est que le défenseur acadien Rémi Blanchard va rater la rencontre à cause d’une suspension imposée à la suite d’une mise en échec par derrière.