Geneviève Lalonde courra en… raquettes à Québec

MONCTON – L’année 2015 sera déterminante dans la carrière de l’Acadienne Geneviève Lalonde. L’athlète de 23 ans a dans sa mire les Jeux panaméricains à Toronto, les Championnats du monde d’athlétisme en Chine et les Universiades d’été de la FISU en Corée du Sud. Ah oui, il y a aussi les Jeux olympiques de 2016 à Rio. Mais samedi, plus rien de tout ça ne compte. C’est avec des raquettes aux pieds que Lalonde va s’éclater dans la Vieille Capitale. Son seul objectif: avoir du plaisir.

C’est à la suggestion de son entraîneur Joël Bourgeois que l’athlète de 23 ans a décidé de prendre le départ à cette course de 10 km.

«J’ai commencé à faire de la raquette avant mon voyage dans l’Arctique. On a reçu assez de neige à Guelph, ce qui fait que les journées de tempête, on a le choix entre un tapis roulant ou aller en raquettes», explique celle qui poursuit des études de maîtrise en géographie en Ontario.

Et comme elle allait rendre visite à son entraîneur à Québec, pourquoi ne pas participer à une compétition!

«Ça arrive au bon moment dans mon entraînement, juste avant de vraiment commencer mon entraînement pour l’été prochain», indique l’athlète de Moncton.

Dans cette épreuve qui est en fait une course préparatoire au pentathlon des neiges qui aura lieu la semaine prochaine, Lalonde aura la chance de se mesurer à son mentor et entraîneur, Joël Bourgeois.

«C’est sûr qu’il est plus fort que moi. Si on était sur une piste dans un 600 m ou quelque chose comme ça, j’aurais peut-être une chance de le battre. Même si je m’entraîne sur la piste tous les jours, Joël sera plus fort que moi pendant encore longtemps. Il est bon dans tous les sports, il peut faire n’importe quoi», assure-t-elle en riant de bon coeur.

Peu importe comment sa course va se dérouler, le résultat n’est pas important pour elle.

«C’est sûr que lorsque je suis sur une ligne de départ, j’ai toujours de l’énergie compétitive, mais je n’ai pas de but précis en tête.»

Même si elle en sera à une première course en raquettes, l’Acadienne dit ne pas avoir peur de tomber en pleine face ou de frapper un arbre.

«Non, ça ne m’inquiète pas trop. J’ai grandi sur des skis. Ça devrait être correct!»

Les courses en raquette lui permettent de se changer les idées, mais aussi de diversifier son entraînement et de réduire les impacts négatif des courses sur piste sur son corps.

Cette course sera un peu sa dernière partie de plaisir, parce qu’à compter de la mi-mars, ce sera du sérieux.