7e Classique de golf Luc-Bourdon: mille et un souvenirs…

SHIPPAGAN – Mille et un souvenirs… Davantage qu’un slogan, c’est surtout un état d’esprit dans lequel se dérouleront les activités entourant la 7e Classique de golf Luc-Bourdon. Car tout ce qui y sera fait le sera pour une seule et unique raison: se rappeler non seulement du joueur de hockey qui a atteint la LNH avant de mourir prématurément en 2008, mais aussi de la personne drôle et généreuse dont son entourage immédiat s’ennuie énormément.

Ç’a commencé jeudi, avec la conférence de presse annonçant les grandes lignes de cet événement prévu les 2 et 3 juillet. Pas pour rien que le comité organisateur présidé par Dave Cowan a choisi l’école Marie-Esther de Shippagan, là où Luc a obtenu son diplôme d’études secondaires, pour rencontrer les médias.

En fait, tout respirait le souvenir. À l’entrée de la bibliothèque, il y avait cette série de photos à l’époque pas si lointaine de ses succès sur la scène mondiale au hockey junior. Son chandail no 28 des Canucks de Vancouver était bien en vue. Plusieurs objets rares à l’effigie du regretté défenseur se retrouvaient là, une trouvaille du collectionneur André Sonier.

Même les discours d’usage étaient différents, puisque chacun des intervenants profitait de la tribune pour y raconter son anecdote concernant Ti-Luc.

Quant au tournoi de golf comme tel, ça demeure encore et toujours la même formule gagnante. La réception du vendredi soir, au Centre des congrès de la Péninsule acadienne, présentera une version de la populaire émission de RDS, l’Antichambre, avec Stéphane Langdeau à l’animation. Il recevra les analystes Gaston Therrien et l’ex-défenseur du Canadien de Montréal et des Nordiques de Québec, Gilbert Delorme, en plus de l’attaquant du tricolore Pierre-Alexandre Parenteau, de l’arbitre Ghislain Hébert et du fondeur paralympien Louis Fortin. Sans oublier les autres gros noms du sport que le comité veut ajouter à cette liste déjà bien garnie. D’ailleurs, le public pourra y assister en se procurant un billet (en nombre limité) sur le réseau de la Billetterie Accès.

Dave Cowan et Gilles Cormier, du comité organisateur de la Classique de golf Luc-Bourdon entourés de la mairesse de Shippagan, Anita Savoie-Robichaud, et la directrice de l'école Marie-Esther, Denise Haché-Mallet. - Collaboration spéciale: Louis Légère
Dave Cowan et Gilles Cormier, du comité organisateur de la Classique de golf Luc-Bourdon entourés de la mairesse de Shippagan, Anita Savoie-Robichaud, et la directrice de l’école Marie-Esther, Denise Haché-Mallet. – Collaboration spéciale: Louis Légère

Kristopher Letang devrait également être de la partie. «Devrait»? Dave Cowan a expliqué que la présence du parrain de la classique et meilleur ami de Luc est assurée à 95 %.

«Kristopher vient de vivre deux années de défis au niveau de la santé (un accident cérébrovasculaire en 2014 et une sévère commotion cérébrale ce printemps) et il va se marier cet été. Je lui ai parlé il y a un mois et il m’a dit qu’il va faire tout en son possible pour être avec nous», a-t-il répondu, concernant la situation actuelle du défenseur étoile des Penguins de Pittsburgh.

Pour la ronde de golf, le comité acceptera un total de 36 équipes. Quatre sont réservées pour la famille et les invités spéciaux, 16 places reviennent aux quintettes qui seront de retour et 16 autres sont réservées pour le public. D’ailleurs, les inscriptions seront acceptées dès 9 h vendredi sur le site internet de la classique.

«Nous avons voulu faire de cette 7e classique un événement spécial, à commencer par cette conférence de presse dans l’école où Ti-Luc a étudié. Quand on parle de mille et un souvenirs, ce n’est pas seulement pour nous dire qu’il est décédé dans un accident de moto. Ce n’est pas seulement Luc le joueur de hockey. Il a aussi été un ami, un joueur de tour, un gars qui faisait plein de choses et qui aimait la vie. La seule chose qui parvient à me consoler de son départ est que nous pouvons aider les jeunes avec ce tournoi de golf, comme lui l’aurait voulu», a continué Cowan.

En six présentations, la Classigue de golf Luc-Bourdon a pu amasser plus de 100 000 $ qui ont été remis à la Fondation Luc-Boudon, qui vient en aide à des jeunes sportifs de la Péninsule acadienne.

Toutes sortes de souvenirs…

Pour un fervent collectionneur comme André Sonier, le site Ebay est une source intarissable de trouvailles. C’est là qu’il a déniché la plupart des pièces rares à l’effigie de Luc Bourdon.

Comme la photo originale où on voit Bourdon tenir le disque de son premier but dans la LNH. Ou l’une des 25 figurines existantes du regretté no 28 des Canucks de Vancouver. Ou ce guide remis aux spectateurs qui ont assisté à l’hommage réservé à Luc Bourdon précédant le match d’ouverture local des Canucks le 9 octobre 2008. Ou cette casquette du Championnat mondial de hockey junior 2006 à Vancouver.

Cette coiffe, enfermée dans un coffre vitré, revêt une signification bien spéciale pour le collectionneur.

«Luc l’a autographiée avant sa mort. Quand je l’ai présentée à Kristopher Letang pour qu’il la signe après le décès de Luc, il en a été très ému. Il m’a demandé où je l’avais trouvé…», raconte-t-il, en ajoutant qu’il avait encore plusieurs pièces rares chez lui.

Dave Brown, de Lamèque, possède également un objet unique de Luc Bourdon: son sac d’entraînement des Canucks de Vancouver que le défenseur avait reçu au camp de 2006.
«Je ne sais pas si ça se dit, a-t-il d’abord déclaré quand on lui a demandé comment il avait réussi à mettre la main là-dessus. Luc me l’avait offert comme souvenir. Je l’utilise pour y mettre des affaires d’entraîneur et partout où je vais, je rappelle aux jeunes que ce sac a appartenu à Luc. Je m’en sers comme source de motivation.»

Et probablement de porte-bonheur aussi car son équipe, les Pêcheurs acadiens atomes de Lamèque-Shippagan-Caraquet ont remporté leur large part de matchs cet hiver…
Yan Toht portait fièrement le chandail des Vikings de l’école Marie-Esther de Shippagan à la conférence de presse. L’élève de 10e année admet n’avoir pas beaucoup connu Luc Bourdon mais il ajoute d’un trait qu’il aurait vraiment aimé le connaître.

«Je sais qu’il aimait beaucoup aider les jeunes et qu’il donnait beaucoup. Il est un modèle, il est notre héros et j’aimerais suivre ses traces», a-t-il mentionné.