Geneviève Lalonde franchit un pas vers les Jeux olympiques de Rio

LOS ANGELES, Californie – La coureuse acadienne Geneviève Lalonde a atteint la norme de qualification canadienne pour les Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil, dans l’épreuve du 3000 mètres steeplechase.

Jeudi soir, à l’occasion de la compétition Hoka One One Middle Distance Classic, à Los Angeles, l’athlète de Moncton a réussi un chrono de 9m42s40c, fracassant son propre record provincial et, surtout, un temps près de trois secondes plus rapides que le standard olympique (9m45s), ainsi que celui du Championnat du monde d’athlétisme 2015 à Pékin, en Chine (9m44s).

Contactée par téléphone quelques heures après sa course, la talentueuse athlète s’est dite ravie de sa nouvelle marque. Elle a laissé entendre qu’elle pourrait courir encore plus vite avant la fin de la saison.

«J’ai juste eu du plaisir! J’avais le sourire aux lèvres du début à la fin. Quand j’ai traversé la ligne d’arrivée, je me suis dit “Wow! Je peux encore en donner plus!” On verra ce que je peux faire maintenant.»

Afin de se tailler une place au sein de l’équipe canadienne à Rio, la coureuse du club Speed River de Guelph, en Ontario, devra terminer parmi les trois meilleures aux championnats nationaux d’athlétisme, l’an prochain à Edmonton. L’objectif est réalisable, compte tenu du fait que sa performance de jeudi soir est la deuxième meilleure de l’histoire pour une Canadienne.

«C’est encore dans un an, donc on ne va pas se stresser pour ça. On va se concentrer pour avoir des courses rapides d’ici la fin de la saison. Si je suis en forme l’an prochain, on essaiera d’aller aux Jeux olympiques», affirme-t-elle.

Si elle réussit, elle deviendra la première athlète acadienne à représenter le Canada aux Jeux olympiques depuis le patineur artistique Shawn Sawyer, d’Edmundston, et la skieuse de fond Milaine Thériault, de Saint-Quentin, en 2006, lors des Jeux d’hiver de Turin, en Italie. Elle serait la première à participer à des Jeux olympiques en athlétisme depuis son ancien entraîneur, Joël Bourgeois, en 2000 à Sydney, en Australie.

À plus court terme, Geneviève pourrait se qualifier pour le Championnat du monde à Pékin cet été. Pour y arriver, elle doit se classer parmi les trois meilleures aux championnats nationaux d’athlétisme, qui ont lieu du 2 au 5 juillet à Edmonton.

Elle pourrait également représenter le Canada aux Jeux panaméricains si son chrono est l’un des deux meilleurs au pays cet été.

Pour Geneviève, il n’existe pas de secret pour avoir du succès dans la course. Elle croit dans le travail persistant et à une bonne écoute de son corps.

«D’année en année, tu t’entraînes fort. Il n’y a vraiment pas de formule magique. Dès que j’avais des petites blessures, je m’assurais que ça soit réglé immédiatement. Au fond, c’est juste une question de travail et de temps», explique-t-elle, notant que son corps a bien réagi à une période d’entraînement en altitude au cours des dernières semaines.

À sa première course de l’année, au début de mai, l’athlète de 23 ans avait réussi un chrono de 9m46s05c pendant une compétition à Stanford, dans l’État de la Californie.

Geneviève prendra quelques jours de vacances cette semaine avant de reprendre ses entraînements à Guelph. Elle prendra part à quelques courses de 1500 mètres au cours des prochaines semaines, avant de tourner son attention vers le Championnat national d’athlétisme à Edmonton, en juillet.

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