Ça va aller vite au Triathlon Chaleur

Ça risque d’aller très vite, dimanche, au 11e Triathlon Chaleur, à Beresford. Tellement vite, en fait, que le responsable Patrick Haché se plaît à penser que plusieurs concurrents pourraient compléter l’épreuve de 750 mètres de natation, de 20 km de vélo et de 4,8 km de course en moins d’une heure. Tellement vite que le record de Cédric Boily – 57m55s établi en 2013 – doit déjà trembler de peur par crainte de se faire battre.

Les conditions semblent idéales pour que cet événement très couru – il est l’un des triathlons majeurs dans la province, il ne faut pas l’oublier – offre sa forte dose de suspense.

En tous cas, c’est ce qu’espère Haché, actuellement très occupé à mettre la dernière touche aux préparatifs du parcours.

«Une des particularités de notre triathlon est qu’il est très rapide en raison d’un parcours très plat et que nous offrons parmi les meilleures bourses aux vainqueurs, autant chez les hommes que chez les femmes. Sans oublier qu’il y a des bourses pour les athlètes les plus rapides à la nage, en vélo et à la course», indique-t-il.

Vendredi après-midi, quelque 115 personnes s’étaient inscrites à ce rendez-vous et, avec celles qui vont le faire d’ici à samedi à 18 h, on devrait frôler sinon dépasser les 130 participants au moment du départ qui sera donné à 8 h 30 dimanche, croit le porte-parole.

Parmi les noms à surveiller, il y aura évidemment Cédric Boily, de Moncton, recordman de l’épreuve et vainqueur à deux reprises (2012 et 2013), Lee Roy, de Beresford, Evan Pemberton, de Fredericton (3e en 2014 en 1h02m21s), et quelques autres qui devraient leur chauffer les fesses.

Pour l’instant, le vainqueur de 2014, Rhéal Jaillet, de Dieppe (1h01m08s), n’avait pas encore apposé son nom sur la liste de départ, ni Stéphane Boudreau, de Caraquet (2e en 2014 en 1h01m34s), tout comme la lauréate du côté féminin, Leonie Huber, d’Oromocto (1h10m52s).

Cependant, le gagnant du duathlon l’an dernier en 1h06m44s, Bradley Wood, de Ludlow, sera là.

«On aura un beau groupe à la ligne de départ, se réjouit Patrick Haché. On dit que notre triathon est l’un des plus importants dans la province? Je le vois comme ça aussi. En tous cas, c’est un triathlon très populaire et couru par l’élite. Nous aurons une quinzaine de coureurs du Québec, plusieurs de la Nouvelle-Écosse et même un (Peter Weaver), de Lemoine, dans l’État du Maine. Ma seule crainte est la météo.»

L’organisateur a également profité de l’occasion pour indiquer un changement important dans le parcours en vélo, qui devra passer sur une voie ferrée à quelques kilomètres de l’aire de transition.

«C’est un obstacle que les cyclistes devront franchir avec prudence et nous allons leur rappeler pendant les consigues précédant le départ. Nous avons d’ailleurs changé l’ordre des épreuves du duathlon afin que personne ne se croise à cet endroit. Nous demandons aussi aux automobilistes qui vont emprunter la route 11 entre Beresford et Petit-Rocher dimanche matin d’être patients parce que le vélo va perturber la circulation et de faire attention aux cyclistes», prévient Patrick Haché.

Pour le duathlon, l’organisateur a choisi de transférer la section de course de 2,5 km au début. Il sera suivi de 20 km en vélo et cinq autres kilomètres de course à pied. Il y a également le triathlon en équipe, qui offre les mêmes distances que l’épreuve individuelle.

Enfin, en début d’après-midi, le triathlon jeunesse proposera trois courses. Pour les 5 à 7 ans, ils auront à nager 50 mètres, rouler 1500 mètres en vélo et courir 500 mètres. Le groupe 8-10 ans aura droit à 100 mètres de natation, 5 km cyclistes et 1 km de course. Enfin, les 11-13 ans devront parcourir 150 mètres dans l’eau, 10 km sur leur vélo et 2 km à la course.