Coupe de bois: Marcel Dupuis est no 1 au Canada!

Le moins que l’on puisse dire est que 2015 est déjà une année inoubliable pour Marcel Dupuis. Et elle n’est pas encore finie. Après s’être marié en mai, l’homme fort et pompier à la Ville de Moncton vient d’être couronné champion canadien de coupe de bois, à Niagara Falls, un endroit parfait pour… un voyage de noces!

L’athlète âgé de 29 ans de Memramcook a cependant dû peiner fort avec sa hache et ses scies afin de l’emporter contre les meilleurs de la profession au pays pendant cette compétition de la série Stihl Timbersports.

Après avoir terminé en troisième place à l’épreuve de la coupe du billot droit sur une planche et fait encore mieux (2e position) à la coupe horizontale du billot à la hache, la catastrophe l’attendait au détour à l’étape de la scie, où rapidité, technique et précision sont de mise.

Marcel Dupuis. - Gracieuseté
Marcel Dupuis. – Gracieuseté

Alors qu’il devait trancher deux «biscuits» (rondelles de billot) de quatre pouces de largeur, il a raté sa deuxième coupe, ce qui l’a obligé à en faire une troisième. Le temps perdu l’a relégué au huitième rang de cette épreuve.

«J’étais pas mal découragé, a admis Dupuis lorsque joint au téléphone, en route entre l’Ontario et le Nouveau-Brunswick. C’est moi qui a fait la gaffe. À ce moment-là, j’ai pensé que mes chances de gagner étaient finies. Avec un autre gars, on s’est fait un pep talk pour se remotiver.»

Et ç’a fonctionné, semble-t-il. Dupuis a alors pris la quatrième position à la coupe verticale à la hache avant de remporter le godendard individuel et la discipline de la scie modifiée.
Au total, il a accumulé 35 points, un seul de plus que l’ancien champion canadien Mitch Hewitt, de Scotch Creek, en Colombie-Britannique, et sept de plus que le vainqueur en 2014, Sterling Hart, de North Vancouver. Nathan Cumberland, de Keswick Bridge, près de Fredericton, a pris la quatrième position avec 28 points.

«Hewitt a mené toute la journée. Il a commencé très fort et il a faibli à la fin. Moi, ç’a commencé plus lentement avant de terminer en force. Dans ce genre de concours, tu ne sais jamais comment ça va aller. Il peut toujours se passer quelque chose, une mauvaise technique, uns disqualification, un mauvais chrono… C’est important de demeurer concentré et de ne pas se décourager après une mauvaise performance», a-t-il expliqué.

Au moment de l’annonce finale, Marcel Dupuis a mis du temps à réaliser ce qui venait de se passer. Quelques instants plus tard, il a eu droit à la douche des champions sur le podium, un moment qu’il n’oubliera pas de sitôt.

«Quand j’ai appris que j’avais gagné à la fin, j’étais super excité. C’était irréel. J’ai mis du temps à comprendre ce qui venait de m’arriver. Ça fait huit ans que je pratique ce sport, mais cinq ans avec plus de sérieux. Quand tu t’entraînes, tu gardes toujours un espoir qu’un jour… Au début, tu améliores tes techniques, tu te rapproches de ces gars-là et ça va de mieux en mieux. Et là, c’est vrai», a-t-il mentionné.

Cette victoire donne le droit à Marcel Dupuis de représenter le Canada au championnat mondial de coupe de bois, les 13 et 14 novembre, à Poznan, en Pologne. Il en sera à sa troisième présence, mais à sa première au tableau individuel.

Il se rendra là-bas avec Hewitt, Hart et Cumberland ainsi que l’entraîneur Gerry Rozo. La première journée sera consacrée à la compétition par équipe, alors que la seconde mettra aux prises les champions de près de 25 pays dans le concours individuel.

«J’ai eu la chance de participer à deux championnats mondiaux par équipe (4e en Allemagne en 2013 et 2e en Autriche en 2014). Nous sommes même devenus la première équipe canadienne à remporter une médaille. Ça me donne un peu d’expérience et je suis certain que ce sera super. Mais avant d’y arriver, il va y avoir un gros cheminement personnel. Ça va me prendre beaucoup d’entraînement pour améliorer mon cardio et ma technique. En fait, bâtir sur ce que j’ai déjà. Je veux bien représenter mon pays. Je n’ai pas envie qu’on fasse des fous de nous!», a élaboré le champion.

Avec cette équipe en main, Rozo ne voit pas pourquoi le Canada ne pourrait pas ramener l’or au pays.

«Marc a été très fort et constant pendant la compétition. Cette série demande le meilleurs des gars et je peux vous assurer que nous visons l’or en Pologne. Nous athlètes sont meilleurs chaque année. S’il existe une belle rivalité amicale en entre, ils vont former une équipe puissante dans la fierté de notre pays sera en jeu», a-t-il déclaré par voie de communiqué.