Des objectifs élevés pour le Bleu et Or

Serge Bourgeois en est convaincu: ses Aigles Bleus peuvent rivaliser avec les Varsity Reds de UNB et toutes les autres puissances du Sport universitaire de l’Atlantique. Comme trois équipes du circuit vont participer au championnat canadien cette saison (à Halifax), l’objectif de l’U de M est clair comme de l’eau de roche en 2015-2016.

«Le but qu’on a, c’est d’être au championnat canadien. Avec l’équipe qu’on a, je pense que c’est possible. Nos gardiens (Brandon Thibeau et Adrien Lemay) sont solides et on a beaucoup de bons vétérans. Je pense qu’on n’a pas le choix de viser pour ça», indique l’entraîneur du Bleu et Or.

Avec trois équipes de l’Atlantique qui vont mériter une invitation, les chances des Aigles Bleus semblent très bonnes.

Mais attention, il n’y a aucune garantie, prévient Bourgeois.

«Si on peut finir parmi les deux premières équipes, ça nous donne un laissez-passer pour la première ronde et on a juste besoin de gagner une série pour se rendre au championnat canadien. On veut être compétitif chaque partie, mais c’est certain qu’on est là pour gagner des championnats.»

Mais au-delà des titres, l’entraîneur a l’intention de présenter aux amateurs de hockey une équipe intéressante, rapide et passionnée.

Tout son recrutement est axé là-dessus.

«Je pense que nous avons une équipe offensive, avec des gars comme Allain et Alex Saulnier, Alex Émond, Steve Lebel, Jean-François Plante et plusieurs autres, nous allons marquer des buts», assure-t-il.

«Je pense aussi que nos défenseurs vont appuyer ces joueurs-là cette saison, sauf, qu’on sera également une équipe qui sera assez robuste. On a des gros bonshommes en attaque qui peuvent patiner, mais aussi aller dans les coins. On sera une équipe qui sera difficile à jouer contre.»

La clé de l’énigme pour une équipe qui a été durement éprouvée par les blessures au cours des dernières saisons, c’est la santé.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on s’est assuré d’avoir une bonne profondeur à toutes les positions. «C’est certain qu’on peut viser des championnats canadiens, mais ce que je prie pour, c’est la santé. Si on peut éviter les blessures toute la saison, on a autant de chances que n’importe qui dans cette ligue.»

L’équipe aligne cinq recrues pour l’instant, soit les arrières Samuel Roussy, Sébastien Gauthier et Jean-Sébastien Fournier, de même que les attaquants Robbie Graham et Marc-Anthony Therrien.

La direction de l’équipe va également maintenir ses contacts avec Christophe Lalonde et Alexis Loiseau, deux joueurs qui ont opté pour le hockey professionnel.

L’U de M disputera son premier match préparatoire le 18 septembre en rendant visite aux X-Men de St. Francis Xavier.

«J’ai hâte que ça commence» – Samuel Roussy

Samuel Roussy a passé deux belles saisons avec les Wildcats de Moncton il y a quelques années. Le grand défenseur ne s’est donc pas fait tirer l’oreille quand l’appel des Aigles Bleus de l’Université de Moncton est arrivé.

C’est un Roussy souriant et détendu qui s’est présenté sur la patinoire lors de la première journée officielle du camp d’entraînement du Bleu et Or, samedi à l’aréna J.-Louis-Lévesque.

Samuel Roussy
Samuel Roussy

L’étudiant en administration mord à pleines dents dans sa nouvelle vie.

«Je connaissais déjà la ville et plusieurs joueurs de l’équipe. J’ai eu des offres pour jouer dans la Ligue de la Côte Est, mais après avoir jasé avec des gars que je connais qui ont joué là-bas, je pense que la meilleure option pour moi, c’est de jouer au hockey universitaire», indique celui qui a terminé sa carrière dans la LHJMQ avec les Saguenéens de Chicoutimi.

Samuel Roussy avoue que la décision a été très facile à prendre.

«Les Aigles m’ont approché à Noël l’an passé et j’étais déjà intéressé. C’est sûr que j’attendais les offres des autres équipes. Mais quand ils m’ont appelé à la fin de la saison, j’ai dit oui tout de suite.»

Le joueur de 21 ans a certainement le physique de l’emploi pour jouer dans le robuste hockey universitaire avec une charpente de 6 pi 2 po et 225 lb.

«On voit tout de suite que c’est un gros calibre de jeu. Je connaissais ça un peu parce que j’étais venu voir des parties quand j’étais avec les Wildcats. J’ai hâte de jouer mon premier match pour voir vraiment comment ça va se passer. C’est sûr qu’il y aura une petite période d’ajustement, mais j’ai hâte que ça commence», affirme-t-il.

S’il peut jouer un style physique, le patineur de Pasbébiac, au Québec, peut également donner un coup de main à l’attaque.

«Je suis une recrue ici et je peux apporter plus de profondeur en défensive à l’équipe, puisque c’est un groupe de défenseurs quand même assez jeune. Je suis capable de me tailler un poste dans les quatre premiers défenseurs, ou même dans le top six, ça ne me dérange pas. Je veux juste jouer régulièrement», mentionne également le sympathique géant.

S’il veut se donner du temps pour découvrir son nouveau milieu, Roussy se dit prêt à contribuer aux succès de l’équipe dès le jour un.

«On a une grosse offensive cette année. Je vais donc essayer de jouer ma game défensive avant tout, mais je veux aussi amener de l’attaque», explique celui qui a récolté 22 points en 68 rencontres avec Chicoutimi en 2013-2014.

En dehors de la patinoire, l’arrière québécois dit s’ajuster rapidement à la vie universitaire.

«Dans mon stage junior, je n’ai pas été souvent à l’école. Je suis allé un peu à L’Odyssée (à Moncton) et un peu à l’université. C’est sûr que l’école à temps plein, c’est un gros changement. Mais, c’est la meilleure option pour moi de sortir d’ici avec un baccalauréat en poche et d’avoir joué au hockey pendant quatre ans.»

Après son stage universitaire, il ne met pas une croix sur le hockey professionnel ou sur l’Europe, mais pour l’instant, toute sa concentration se porte sur les Aigles Bleus.