Les Wildcats entament leur saison du bon pied

Darren Rumble n’a pourtant pas l’air du Capitaine Bonhomme. Mais quand il regarde les prédictions en vue de la saison 2015-2016, il a envie de dire au monde entier que les sceptiques seront confondus-dus-dus.

La plupart des experts placent son équipe au troisième, quatrième et même au cinquième rang de la division des Maritimes.

L’entraîneur est cependant convaincu que son groupe pourra faire beaucoup mieux que ça.

Il suggère même que sa troupe pourrait surprendre beaucoup de monde et obtenir le même genre de succès que l’an passé.

Grosse affirmation puisque Moncton a terminé au deuxième rang du classement général de la LHJMQ, avant de s’incliner en demi-finale lors des séries.

Sauf qu’à la lumière des deux premières parties, sa confiance ne semble pas aussi farfelue qu’on le pense.

Après avoir inscrit une victoire de 6 à 3 à Bathurst samedi, les Wildcats ont signé un triomphe de 2 à 1 sur les Sea Dogs de Saint-Jean, dimanche, au Harbour Station.

«C’est certainement une source de motivation pour nous. C’est un peu nous contre le reste du monde. Personne ne semble avoir aucune confiance en nous, mais nous y croyons», affirme Darren Rumble.

«C’est leur opinion et je n’ai aucun problème avec ça. Sur papier, nous n’avons pas un alignement qui ne va renverser personne, mais notre niveau de compétitivité est excellent, de même que notre chimie et notre force de caractère. Ça nous a menés loin l’an passé et je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas le cas cette saison aussi», précise-t-il.

Dimanche, les Wildcats ont eu droit à une solide prestation du gardien recrue Sébastien Dupré (27 arrêts) pour l’emporter.

C’est un autre nombril vert, Kevin Klima, qui est allé chercher le but victorieux avec moins de cinq minutes à faire au troisième vingt.

«La troisième période s’est déroulée comme une partie d’échecs. Les deux équipes travaillaient fort, mais personne ne prenait de risques parce que c’était 1 à 1 et personne ne voulait commettre d’erreurs», explique l’entraîneur des Wildcats.

«Notre but gagnant est le résultat d’un gros effort individuel de Liam Murphy, qui a remporté une bataille contre un joueur des Sea Dogs qui le plaquait sur la glace et qui retenait son bâton. Murphy a quand même réussi à se libérer et passer la rondelle à (Kevin) Klima.»

Un bon début, donc, pour une bande de négligés. «Je vois un groupe de gars qui veulent travailler fort et qui croient à notre système et au concept d’équipe. Ils passeraient à travers un mur pour l’équipe et pour leurs coéquipiers,» affirme Darren Rumble.

La saison est bien jeune, mais tout semble indiquer que les partisans des Wildcats vont passer un très bel hiver.

Le Titan s’incline 6 à 3

Le Titan d’Acadie-Bathurst n’a peut-être récolté qu’un seul point en deux rencontres en fin de semaine, mais les signes ne mentent pas. Des jours meilleurs attendent les partisans de l’équipe.

Après avoir livré une rude bataille aux Screaming Eagles du Cap-Breton, vendredi soir, la troupe de Mario Pouliot a trébuché face aux Wildcats de Moncton samedi.

Le revers de vendredi en prolongation (3 à 2) n’a rien de gênant puisque les Eagles sont actuellement classés sixièmes au Canada.

Ce qui est décevant pour le Titan, c’est qu’ils ont laissé filer une avance de 2 à 0 contre leurs rivaux du Sud samedi.

«On a eu un début de deuxième période lent et on a donné deux buts aux Wildcats. Après, on n’a pas su se regrouper et le troisième but (en désavantage numérique) nous a fait énormément mal. C’est un cadeau qu’on leur a fait et ce but nous a scié les jambes», reconnaît Mario Pouliot.

C’est dommage pour l’équipe du Nord, qui avait pourtant bien amorcé le match.

«On a réussi 45 tirs et c’est un match qu’on contrôlait en première période. On les a laissés revenir dans le match, c’est tout.»

Malgré la défaite, plusieurs éléments positifs laissent entrevoir une saison intéressante pour le Titan. «On voulait améliorer nos unités spéciales. Ce week-end, notre désavantage numérique est sept en huit alors que notre jeu de puissance est trois en neuf. Le seul but qu’on a donné à court d’un homme, c’est un but à cinq contre trois (Kelly Klima) en fin de match samedi», raconte Mario Pouliot.

Du côté de l’attaque, les signes encourageants sont également nombreux.

La prestation du trio de Christophe Boivin, Antoine Morand et Egor Popov a notamment ouvert les yeux de beaucoup de monde.

«Les trois ont été dominants à chacune de leurs présences sur la patinoire. Jeffrey Viel a aussi connu un bon match samedi. Et aussi bizarre que ça puisse paraître, j’ai bien aimé le travail de notre groupe de défenseurs samedi. Ils ont été beaucoup plus solides avec la rondelle, ils ont pris de bonnes décisions, et quand ils n’avaient pas de jeu, ils remettaient la rondelle en zone neutre. Ce sont des progrès par rapport au premier match», avance l’entraîneur du Titan.

Il est encore bien sûr très tôt pour tirer des conclusions, mais il semble évident que Mario Pouliot aime beaucoup son équipe.

«On aime notre vitesse et nos habiletés offensives. Pour le reste, on doit développer notre attitude de guerriers. Il faut qu’on fasse tourner la vapeur à plein régime et démontrer notre force de caractère. Il n’y a pas d’autres façons de passer à travers les mauvais moments.»

En plus de marquer le premier but du match, Jeffrey Viel s’est également fait complice des deux buts d’Antoine Morand. Stephen Johnson, deux fois, Kelly Klima, Will Smith, Will Bower et Max Glaessl ont fourni la riposte des Chats Sauvages.