Kim Deschênes endossera l’uniforme de ses rêves

Kim Deschênes est comme une petite fille dans un magasin de bonbons. Pour sa deuxième saison dans la Ligue canadienne de hockey féminine, c’est dans l’uniforme de l’équipe de son enfance que la patineuse de Saint-Quentin sautera sur la patinoire.

Pour celle qui a grandi en regardant les parties de la Sainte Flanelle à la télévision, le fait de porter les couleurs des Canadiennes de Montréal représente un honneur indescriptible.

L’annonce de l’association de son équipe à la formation mythique de la LNH est arrivée comme un grand bonheur.

«Ça veut dire beaucoup pour moi d’avoir cet uniforme sur le dos, à cause de la riche histoire de l’équipe», explique la hockeyeuse âgée de 24 ans.

«On garde quand même l’étoile (l’équipe s’appelait les Stars) sur notre uniforme, pour conserver notre histoire. On ne veut pas oublier tous les championnats (trois) que l’équipe a remportés.»

Kim Deschênes, des Canadiennes de Montréal. - Gracieuseté
Kim Deschênes, des Canadiennes de Montréal. – Gracieuseté

Kim Deschênes voit déjà une grosse différence avec cette nouvelle association.

«La journée des médias cette semaine a été fantastique. Les gens des communications du Canadien étaient là avec nous et il y avait aussi des journalistes qui suivent le CH et des sessions de photos. On voit que les choses avancent rapidement», mentionne-t-elle.

L’équipe a déjà tenu des séances d’entraînement au complexe Bell à Brossard et pourrait y jouer quelques parties cette saison.

En enfilant l’uniforme bleu blanc rouge, la joueuse acadienne revit des moments heureux de son enfance.

«J’ai grandi en regardant les matchs du Canadien puisque les Nordiques n’étaient plus là. C’était l’équipe la plus près de chez moi. Quand je suis arrivée à Montréal (à l’Université), je suis allé les voir plusieurs fois», raconte-t-elle.

Elle a évidemment des favoris au sein de l’équipe de Michel Therrien, soit Brendan Gallagher et Max Pacioretty.

«Gallagher est petit sur la glace, mais c’est quelqu’un qui travaille tellement fort pour se démarquer. Je l’admire beaucoup pour ça. C’est un gars qui dérange beaucoup l’autre équipe, il va foncer au filet», souligne l’ancienne des Carabins de l’Université de Montréal.

«Pacioretty est aussi un gars qui va performer à chacune de ses présences sur la glace. Quand il n’est pas sur la patinoire, on s’en aperçoit.»
En terme de style de jeu, elle se compare à l’attaquant Dale Weise.

«On le voit quand il est là. Il est grand et il utilise son corps à son avantage. C’est aussi un gars qui peut marquer des buts à l’occasion. Moi, c’est un peu ça mon rôle avec l’équipe présentement. Vu que je suis imposante physiquement (5 pi 10 po et 165 lb), je dois m’en servir.»

Kim Deschênes a vécu une transition difficile à sa première campagne dans la «grosse ligue».

Elle espère que tout se passera mieux en 2015-2016.

«L’an passé, ça m’a pris la moitié de la saison à m’adapter. Je jouais sur la troisième ou la quatrième ligne et je n’avais pas vraiment de rôle fixe. Mais cette saison, j’ai un petit avantage parce que nous avons 11 recrues. Comme j’ai vécu ce processus-là l’an passé, je sais à quoi m’attendre. Je peux juste me concentrer sur mon jeu et leur montrer ce que je suis capable de faire», précise-t-elle.

«La différence entre le hockey universitaire et cette ligue, c’est vraiment l’aspect physique. On dit qu’il n’y a pas de contact au hockey féminin, mais il y en a. C’est sûr qu’on ne va pas frapper une autre fille dans le milieu de la patinoire, mais sur le bord de la bande, si tu n’es pas solide, tu ne vas pas rester longtemps sur tes patins. J’ai le gabarit pour tenir mon bout et c’est ce style-là que je veux apporter à l’équipe.»