Jérémie Jacob sur les traces de son frère… et de son père

Ce fut une très bonne soirée pour la famille Jacob samedi. Alexandre a aidé les Saguenéens de Chicoutimi à battre son ancienne équipe (les Wildcats de Monton), alors que Jérémie était choisi joueur du match, dans une victoire d’Équipe Nouveau-Brunswick U-15 sur l’Île-du-Prince-Édouard à la Coupe Défi Atlantique.

Le jeune adolescent de 14 ans en a mis plein la vue avec sa vitesse supersonique.

Une vitesse qui pourrait bien lui permettre de suivre les traces de son frère aîné dans la LHJMQ un jour, selon son entraîneur David O’Leary.

«C’est un jeune homme qui travaille fort et qui est extrêmement rapide. Il possède une vitesse réellement explosive», indique celui qui aussi entraîneur adjoint chez les Aces de St. Stephen, dans la Ligue de hockey junior des Maritimes.

«Il lit aussi très bien le jeu et il semble toujours en mesure de trouver l’espace libre sur la glace. Jérémie décoche des tirs vifs et il a un lancer très précis», poursuit le pilote d’Équipe NB.

Peut-il aspirer à la LHJMQ?

«Il a un coffre d’outils très intéressant. Je dirais que tout va dépendre de son éthique de travail. Les habiletés de base sont là. C’est certain qu’il devra acquérir de la maturité et prendre un peu de muscle. Je pense que ses aspirations sont légitimes», mentionne également David O’Leary.

Étrangement, c’est sa plus grande qualité qui pourrait devenir sa principale lacune, selon son entraîneur.

«Il va commettre ce que j’appelle des erreurs d’agressivité. Il doit apprendre à faire preuve de patience et utiliser le temps et l’espace à son avantage. Il est parfois trop rapide. Pour avoir du succès aux niveaux supérieurs, il devra apprendre à ralentir un peu pour occuper l’espace que l’autre équipe lui donne.»

Le fervent partisan des Maple Leafs de Toronto (blâmez son père Ricky) a les yeux brillants quand on lui parle de la LHJMQ.

«Je veux faire exactement comme mon frère, et j’espère qu’un jour, je vais me rendre à la LNH», raconte le patineur de 5 pi 8 po et de 150 lb.

«Dans le junior, j’aimerais jouer avec les Wildcats, parce que c’est une équipe que j’ai toujours aimée. Ça ne me dérangerait pas non plus d’aller jouer à Chicoutimi pour avoir la chance de jouer avec mon frère quand il aura 20 ans», ajoute-t-il.

Celui qui porte le numéro 16 avec Équipe NB évolue avec les Flyers de Moncton, dans le bantam AAA.

Comme les deux frangins Jacob sont séparés par quatre ans, ils n’ont jamais eu la chance de jouer dans la même équipe.

Mais pour y parvenir, Jérémie sait qu’il a encore des croûtes à manger.

«Je dois travailler sur mon lancer et être en meilleure forme physique. Je n’ai pas les meilleures mains, mais je n’ai pas peur de jouer dans le trafic», assure le Dieppois.

S’il ne parvient pas à suivre les traces de son frère Alexandre, peut-être pourra-t-il imiter son père, qui a connu une brillante carrière dans le hockey universitaire avec les Aigles Bleus.

 

Faith Steeves dans la mire des aigles bleues

Le recrutement est une activité perpétuelle pour un entraîneur de niveau universitaire. Denis Ross prépare non seulement la saison 2015-2016, qui est à nos portes, mais il regarde déjà vers le futur du coin de l’oeil. Et dans ce futur, il pourrait bien y avoir la rapide Faith Steeves.

Faith Steeves
Faith Steeves

La patineuse de 17 ans fait présentement le bonheur d’Équipe Nouveau-Brunswick U-18, ainsi que des Rockets de Moncton (midget AAA).

Selon le pilote du Bleu et Or, l’athlète originaire de Petitcodiac possède tous les atouts pour faire le saut dans le circuit universitaire la saison prochaine. «Elle a de belles habiletés de marqueuse et un très bon coup de patin», analyse-t-il.

«C’est certain qu’elle devra encore travailler son jeu dans les deux sens de la patinoire, mais c’est quelque chose de normal à son niveau», mentionne également Denis Ross.

«Mais elle a définitivement beaucoup de flair et de vitesse.»

Celle qui la dirige avec les Rockets, Monika Cormier, croit aussi que Steeves sera une recrue de choix au niveau universitaire.

«Ce qui la distingue des autres, c’est surtout sa vitesse. Elle a aussi un talent naturel pour mettre la rondelle dans le filet», avance l’ancienne défenseure des Aigles Bleues.

«C’est le genre de fille qui peut t’amener à un championnat», ajoute-t-elle du même souffle.

Faith Steeves devra évidemment polir certains aspects de son jeu pour dominer au niveau universitaire.

«Le hockey de ce niveau est  beaucoup plus physique et agressif. Elle a déjà la vitesse, mais elle devra s’habituer à jouer contre des filles plus vieilles. Faith a ce qu’il faut pour dominer à ce niveau, il n’y a aucun doute.»

Malgré ces compliments, la principale intéressée garde les deux patins sur terre.

Elle sait très bien qu’elle devra mettre les bouchées doubles cette saison pour se préparer aux rigueurs du hockey universitaire.

«Je suis effectivement très intéressée à me joindre aux Aigles Bleues, parce qu’elles ont une excellente équipe», indique la jeune anglophone.

«C’est aussi une très bonne université et un bon endroit pour améliorer mon français», ajoute celle qui veut éventuellement amorcer une carrière au sein de la Gendarmerie royale du Canada.

«Je n’ai aucun problème à étudier en français, parce que je dois être bilingue pour me joindre à la GRC.»

Steeves a l’intention de poursuivre ses études universitaires en psychologie et en criminologie.

Mais en attendant, le numéro 20 d’Équipe Nouveau-Brunswick veut consacrer toutes ses énergies à devenir une meilleure athlète.

«J’aime beaucoup utiliser ma vitesse et préparer des jeux pour mes coéquipières. Mais je sais que je dois m’améliorer dans ma propre zone», souligne la patineuse de 17 ans.

Si elle reconnaît que la marche est haute entre le midget AAA et le hockey universitaire, Faith Steeves entend bien poursuivre sa progression avant le prochain camp des Aigles Bleues. «Le hockey universitaire est beaucoup plus rapide et les filles jouent dans des systèmes précis. Je pense que je pourrai m’adapter rapidement.»

Voilà une recrue qu’on devra avoir à l”oeil en 2016-2017. – SP