Chronique – Titan: ça ne sent pas bon…

Ça sent de moins en moins bon dans l’entourage du Titan d’Acadie-Bathurst.

Les victoires sont à peine plus nombreuses que les députés conservateurs fédéraux en Atlantique depuis lundi soir et les matchs locaux sont disputés dans un Centre régional K.-C.-Irving de plus en plus vide.

Vide de spectateurs et vide d’espoir.

Ces jours-ci, les rumeurs vont bon train à l’effet que certains propriétaires seraient déjà prêts à lancer la serviette.

Selon nos sources, ces mêmes actionnaires songeraient sérieusement à proposer au conseil d’administration d’approcher le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, afin que ce dernier déniche un nouvel acheteur.

Cela dit, le directeur des communications de la LHJMQ, Photi Sotiropoulos, assure qu’aucune démarche en ce sens n’a encore été entamée par le direction du Titan. Sauf que nos sources sont formelles, la grogne est bel et bien présente. De plus en plus d’actionnaires ne croient plus aux chances de voir le vent tourner.

Lorsque les nouveaux propriétaires ont fait l’acquisition de l’équipe, il y a un peu plus de deux ans, ils croyaient dur comme fer que les partisans reviendraient au Centre régional K.-C.-Irving. Ils ont cru, à tort semble-t-il, que la cabane allait se remplir de nouveau avec le départ de l’ancien proprio Léo-Guy Morrissette.

Le Titan n’avait attiré qu’une moyenne de 1424 spectateurs par match quand l’équipe a été vendue après la saison 2012-2013. Certes, les nouveaux propriétaires ont enregistré une légère hausse la première saison (moyenne de 1682), mais ça s’est mis à redescendre la saison suivante avec un taux de 1617 partisans par partie.

Mais c’est pire que jamais cette saison. Après sept matchs locaux, la moyenne n’est plus que de 1382 spectateurs par rencontre. C’est pire encore que la moyenne de 1390 spectateurs de 2009-2010.

Bref, à moins d’un petit miracle, tout indique que le Titan d’Acadie-Bathurst pourrait bien évoluer sous d’autres cieux à compter de la saison prochaine.

Cobey McCluskey

Le 22 octobre 1950, il y a donc 65 ans, Yvon Durelle s’inclinait par décision unanime devant l’Insulaire d’origine irlandaise Cobey McCluskey. Ces deux boxeurs légendaires ont connu ce qui se veut encore aujourd’hui l’une des plus grandes rivalités sportives dans l’histoire des Maritimes, sinon la plus grande.

Le duel du 22 octobre 1950, présenté à Springhill, en Nouvelle-Écosse, était le cinquième entre les deux hommes. Yvon a remporté les trois premiers combats, McCluskey les deux suivants, le cinquième n’a pas fait de maître et l’Acadien de Baie-Sainte-Anne y a mis un terme le 12 juillet 1951 en l’emportant par knock-out technique au septième engagement. En fait, McCluskey a dû abandonner en raison d’une main fracturée.

Les deux boxeurs ne se retrouveront plus jamais sur le même ring par la suite.