Olympiques spéciaux: la Péninsule acadienne veut tripler la participation

À seulement sa deuxième année d’existence, les Olympiques spéciaux Péninsule acadienne permettent déjà à une vingtaine d’athlètes atteints de déficience intellectuelle de sortir de leur coquille à travers la pratique d’une douzaine de sports. Une participation déjà intéressante, admet le directeur régional Mario Richard qui aimerait bien tripler sous peu cet engagement.

L’été, c’est le golf, l’athlétisme, la pétanque et le soccer. L’hiver; le patinage artistique, la gymnastique rythmique, le ski de fond, la raquette et le patinage de vitesse. Pendant toute l’année, ce sont les quilles, la natation et l’haltérophilie. Les choix ne manquent donc pas pour ces jeunes qui n’ont pas toujours la chance de prendre part à des activités sportives à travers les programmes réguliers dans la région.

«Les Olympiques spéciaux, c’est pour tous les âges. Ça permet de garder les participants actifs en développant des mouvements de base. Et les athlètes aiment ça. Ils éprouvent du plaisir et se font de nouveaux amis. Il y a tout un cheminement possible car ils ont aussi la chance de pouvoir prendre part à des compétitions régionales, provinciales, nationales et même internationales», explique le porte-parole, qui croit également que cela rehausse la confiance et l’estime de soi.

Le programme des Olympiques spéciaux est une organisation sans but lucratif qui se consacre à l’enrichissement de la vie des personnes vivant avec une déficience intellectuelle grâce à la participation active à des sports. À cela s’ajoute la création d’un réseau social pour les participants et leurs parents.

La Péninsule acadienne a été l’une des dernières régions du Nouveau-Brunswick à adhérer au concept, poursuit Mario Richard. Pourtant, ça fait plusieurs années qu’il désirait obtenir une organisation distincte et auparavant, les personnes intéressées devaient s’inscrire à Néguac ou encore dans la région Chaleur.

«On savait qu’il y avait un potentiel. Avec Glenda Robichaud et quelques autres, on a pu former un comité composé de six personnes qui gère l’organisation et le financement des sports. Tout y est bénévole, ce qui nous permet de garder les droits d’admission gratuits ou à un coût le plus bas possible. Nous sommes très heureux des résultats jusqu’à maintenant, mais il y a encore beaucoup de gens qui ne savent pas que ça existe dans la Péninsule acadienne», poursuit le directeur régional.

Sans oublier que l’organisation a déjà sa porte-étendard toute désignée, en Janie McGraw. En 2013, elle a remporté l’or et le bronze dans sa catégorie en patinage artistique aux Jeux olympiques spéciaux d’hiver présentés à Corée du Sud.

Les Olympiques spéciaux Péninsule acadienne travaillent également à instaurer un programme jeunesse «S’amuser grâce aux sports» pour les enfants âgés de 7 à 12 ans. Mario Richard espère le mettre en place d’ici Noël, grâce à la collaboration des étudiants de première année au baccalauréat en kinésiologie à l’Université de Moncton, campus de Shippagan.

L’organisation a aussi sa page Facebook «Olympiques spéciaux Péninsule acadienne – Soyez un fan» et est constamment à la recherche de bénévoles pour ses activités. Pour informations, on peut en discuter avec Mario Richard, au 358-1999.