Quand les gardiens de but reçoivent toute l’attention…

Souvent, pendant un entraînement, les gardiens de but ne retiennent l’attention que pendant 15 à 20 minutes. Le reste du temps, ils sont laissés à eux-mêmes, à tenter du mieux qu’ils le peuvent de stopper les lancers de leurs coéquipiers. Devant un pareil constat, Charles Austin, l’un des meilleurs portiers de l’histoire du hockey senior néo-brunswickois, et l’ancien entraîneur des cerbères du Titan d’Acadie-Bathurst, Mario Larouche, ont décidé de changer les choses.

Pour la deuxième année consécutive, le duo organise une série de séances de formation au Centre Edmond-E.-Landry de Grande-Anse, les mardis soirs de 18 h 30 à 19 h 45. Soixante-quinze minutes d’enseignement, d’exercices et d’expérience uniquement pour les gardiens.

Ça débute mardi, à raison de six rendez-vous avant les Fêtes et six autres à compter de janvier. Seuls un maximum de 16 portiers de la Péninsule acadienne et de la région Chaleur seront admis, au coût de 250 $.

Mais comme le dit la célèbre publicité, «c’est un peu plus cher, mais c’est plus que du bonbon».

Les participants sont divisés selon leur âge et leurs acquis. Les entraîneurs travailleront les techniques de base et avancées à travers divers exercices. Charles et Mario parleront également de la préparation mentale chez un gardien de but.

«Les 13 jeunes que nous avons formés l’an passé sont de retour, parce qu’ils ont pu goûter aux bénéfices de notre travail durant toute la saison. Une séance chez nous équivaut à cinq entraînements avec leur équipe respective. Nous avons visité les arénas et parlé avec les entraîneurs d’équipes de hockey. Ils sont bien heureux de voir que des personnes d’expérience comme Mario et moi peuvent améliorer leurs gardiens», mentionne Charles Austin, qui évoluera cette saison avec le Dynamo de Kedgwick dans le Circuit régional de hockey du Nord-Ouest.

«Nous les reconditionnons, nous les développons, nous les suivons pendant toute la saison, nous les encourageons, nous construisons leur confiance et ils se font remarquer pour jouer dans des calibres supérieurs. Quand ils viennent à nos séances, c’est comme une sorte de thérapie intensive sur ce qu’ils ont à travailler», poursuit-il.

Un principe qui semble fonctionner jusqu’à maintenant. Charles Austin soutient que les gardiens du nord de la province qui suivent leurs enseignements se font de plus en plus regarder avec envie quand ils participent à des événements dans le sud de la province.

«Ils ne font pas rire d’eux parce que nous leur offrons à Grande-Anse quelque chose de comparable. Des gardiens comme Antoine Landry et David-Alexandre Roussel, qui sont venus chez nous, ont eu droit à leurs chances dans le calibre junior majeur. Un gardien de la Péninsule acadienne fait toujours sa place chez les Rivermen de Miramichi, au midget AAA», indique-t-il, en soulignant qu’il reste encore quelques places disponibles. Il suffit de contacter Charles Austin au 394-5227 ou Mario Larouche au 727-7701.