Keven Bouchard impatient d’aider les Wildcats

C’est un jeune homme encore un peu sous le choc, mais très heureux qui va débarquer au Colisée de Moncton le 27 décembre prochain. La vie du gardien Keven Bouchard vient de prendre un tournant inattendu, alors qu’il passe d’une des pires formations de la LHJMQ à une autre qui occupe présentement le deuxième rang du classement général.

Il y a donc fort à parier que le portier québécois va passer un Noël un peu plus joyeux que prévu.

«C’est sûr que j’étais hyper content quand j’ai appris la nouvelle. Je passe d’une très bonne organisation, mais d’une équipe de bas de classement, et j’arrive dans une équipe qui se bat pour le championnat», précise-t-il.

«Honnêtement, je n’avais pas suivi toutes les rumeurs. Quand c’est arrivé, j’ai certainement été surpris d’apprendre que je me retrouvais à Moncton. Je ne m’y attendais pas du tout», ajoute l’athlète natif de Métabetchouan.

L’athlète de 19 ans arrive à Moncton avec un baluchon bien rempli.

«Ça fait trois ans que je suis dans la ligue. Je ne me fixe pas d’objectifs précis. Je veux juste apporter de la confiance et faire le meilleur travail possible devant le filet. Je veux aussi apporter de la constance», explique-t-il.

La direction des Wildcats est déjà en communication avec les Oilers d’Edmonton et les deux ont un but commun: faire de Keven Bouchard un joueur prêt pour la LNH le plus rapidement possible.

«Je veux travailler sur ma vision du jeu, savoir où sont tous les joueurs sur la glace et mieux connaître leurs habitudes, leurs tendances, pour mieux anticiper les tirs. Quand un joueur adverse fait souvent la même feinte, c’est important de le savoir pour avoir le moins de surprises possible», dit-il.

Celui qui a remporté la coupe du Président en 2013 avec les Foreurs de Val-d’Or se dit impatient de déposer son équipement dans le vestiaire des Wildcats.

«C’est nouveau pour moi dans les Maritimes, mais ça va me permettre de perfectionner mon anglais. Je pense que ça va être une belle expérience, qui va me préparer pour le hockey professionnel.»

Et comble de bonheur pour lui, c’est avec un bon ami qu’il poursuivra sa carrière au Nouveau-Brunswick.

«Karabacek était un de mes meilleurs amis à Baie-Comeau. J’étais content d’apprendre qu’il s’en venait avec moi. Je ne lui ai pas parlé encore parce qu’il est au championnat mondial de hockey junior (avec l’équipe de la République tchèque), mais je suis certain qu’il est aussi très content de s’en venir à Moncton», indique Bouchard.

Un peu à l’instar de son mentor, Antoine Bibeau, Keven Bouchard veut faire de son équipe une formation championne.

Bouchard était second derrière celui qui est aujourd’hui avec les Maple Leafs de Toronto quand les Foreurs ont remporté le titre il y a deux ans.

«J’avais un bon modèle. En fait, c’est lui que j’essaie de prendre comme exemple. Je le voyais jouer et il a changé beaucoup de choses pour moi. J’ai énormément appris de lui», souligne-t-il.

Si Keven Bouchard ressemble le moindrement à son idole, les Wildcats pourraient bien avoir touché le gros lot.

Le Titan effectue trois transactions

Le Titan d’Acadie-Bathurst a bougé trois fois en fin de semaine. Des transactions qui vont permettre de solidifier la défensive de l’équipe de Mario Pouliot, estime le directeur gérant, Sylvain Couturier.

Le Titan a dans un premier temps été chercher le défenseur Jason Bell chez les Sea Dogs de Saint-Jean, moyennant un choix de troisième ronde en 2018 et un autre de sixième tour en 2016.

Les Vikings du Nord ont ensuite mis la main sur l’arrière Jake Barter, des Tigres de Victoriaville, en échange d’un choix de quatrième ronde en 2016.

Et dans une troisième transaction, le Titan a expédié Jake Smith aux Saguenéens de Chicoutimi contre un choix de sixième tour en 2018.

«On voulait amener un peu plus d’expérience à la défensive. Par moments, on trouvait ça difficile de jouer avec trois ou même quatre recrues», explique- Sylvain Couturier.

«Dans le cas de Barter, c’est un gars des Maritimes (Nouvelle-Écosse). C’est un gros joueur (6 pi 2 po et 205 lb) qui bouge bien la rondelle. Il a eu une très bonne saison à 17 ans l’an dernier. On aime beaucoup son potentiel et c’est un gars qui cadre bien dans ce qu’on veut faire», poursuit-il.

Le grand patron du Titan croit aussi que l’arrivée de Bell, un choix de premier tour des Sea Dogs en 2013, aura un impact certain à la ligne bleue.

«Il a un coffre d’outils incroyable. Des fois, ça peut juste faire du bien de tomber à la bonne place. On va lui donner toutes les chances de montrer son talent», indique Couturier.

Celui qui a aussi porté les couleurs des Screaming Eagles du Cap-Breton devrait voir du temps de glace en avantage numérique.

«C’est un joueur qui patine bien, qui a un excellent tir et un très bon instinct offensif. Je pense que s’il débloque, il pourrait bien nous faire paraître. On trouvait que le prix était très raisonnable dans son cas. Et encore là, c’est un joueur de 18 ans qu’on pourrait avoir pour deux autres saisons», affirme-t-il

Sylvain Couturier se dit aussi heureux de ne pas avoir eu à toucher au noyau de l’équipe pour combler ses besoins.