Rhéal Hébert vient de vivre une année dont il se souviendra longtemps. L’enseignant de Grande-Digue ne cherche pourtant pas les honneurs. Sauf que ce sont les honneurs qui semblent lui tomber dessus comme une tempête de neige au mois de février.

L’enseignant en éducation physique vient de se voir attribuer le prix d’excellence en éducation par le gouvernement provincial.

Il fait partie d’un groupe de cinq enseignants francophones honorés par le ministre de l’Éducation.

En mai dernier, il avait remporté le prix remis à l’enseignant de l’année de l’Association des enseignants et enseignantes francophones du Nouveau-Brunswick, alors qu’en août, il a été désigné enseignant de l’année par l’Association des professionnel-les des enseignants d’éducation physique.

Ajoutez à ça le prix national pour l’inclusion scolaire (en février 2015), un prix qui vise à souligner les efforts de certains enseignants pour rendre les jeunes actifs à l’école, en plus du prix d’excellence en leadership et animation de la ville de Shediac, et vous avez une idée du genre d’année qu’il vient de passer.

«C’est un gros honneur chaque fois qu’on remporte un prix. Mais j’ai toujours fait ça comme passe-temps. N’importe quoi que je peux faire pour que les jeunes bougent plus, ça me fait plaisir de le faire», indique l’enseignant originaire de Scoudouc.

Cette passion pour les sports, il la tient de ses parents.

«J’ai pratiqué des sports toute ma vie. L’histoire qu’on dit toujours à nos enfants: moi quand j’étais jeune, je jouais dehors tous les jours. Moi, c’est vrai. Avec mes soeurs et mes voisins, on était dehors pour jouer. Mon père aussi», affirme-t-il.

Deux autres personnes ont été extrêmement importantes dans sa vie, deux personnes qu’il a malheureusement perdues en raison du cancer.

«Quand je suis arrivé à la polyvalente (Louis-J.-Robichaud), mon premier enseignant en éducation physique (Albert LeBlanc) m’a donné cette passion. Je l’ai adoré et c’est à partir de là que je savais que je voulais être enseignant d’éducation physique», précise Rhéal Hébert.

L’autre, c’est Maurice Léger, un de ses entraîneurs au niveau mineur au soccer.

«Ce sont deux personnes qui m’ont beaucoup influencé. Mon père aussi, d’ailleurs. Depuis cette époque, je me suis toujours impliqué avec le coaching», mentionne celui qui en est à sa septième année comme enseignant en éducation physique.

Comme ses modèles, il n’a jamais compté ses heures.

«Je n’ai pas l’impression de faire du temps supplémentaire parce que j’adore mon école. J’adore ce que je fais. Il y a peut-être des jeunes, à travers mes projets, qui vont trouver une passion pour les sports.»

Même s’il a toujours mille et un projets dans la tête, il affirme ne pas amorcer chaque année scolaire avec un plan déjà établi.

«Je ne peux pas dire que j’ai un rêve d’une année à l’autre. Le parasport est tombé du ciel, Bon départ sport plus, c’est juste un coup de chance. Je me souviens que j’avais une élève en huitième année (Maïka Martin) et on n’avait pas assez d’élèves pour former une équipe de volleyball féminin», raconte-t-il.

«Je voyais cette fille-là et je me disais qu’elle pourrait jouer avec l’équipe provinciale tellement elle avait du talent. Il n’était pas question qu’elle passe ses années en éducation physique avec moi et qu’elle n’ait jamais eu la chance de jour au volleyball une seule journée de sa vie avant la polyvalente», ajoute Rhéal Hébert avec émotion.

«Je m’en souviens, ça m’avait marqué. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. On est  une petite école et ce n’est pas vrai que ces jeunes-là vont avoir moins de chances qu’un athlète de Moncton ou de Dieppe. C’est un peu de là qu’est venue l’idée du projet Bon départ Sport plus. On a décidé d’embaucher des experts, des professionnels, pour venir donner des cliniques après les classes et ça a fait boule de neige.»

Rhéal Hébert est devenu un véritable modèle pour ses jeunes.

«On veut montrer aux jeunes qu’il ne faut pas avoir peur de rêver, qu’il faut viser haut. Une petite école peut faire autant qu’une grosse école. Je pense que les jeunes de Grande-Digue adorent leur expérience, et moi, j’adore l’expérience avec eux.»

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