Le Titan impuissant devant les Screaming Eagles

Aussitôt partie, aussitôt revenue. La guigne semblait vouloir aller embêter une autre équipe que le Titan d’Acadie-Bathurst, mais voilà qu’elle revient de se pointer le nez dans l’infirmerie. Avec un alignement amputé de plusieurs réguliers, la troupe de Mario Pouliot a baissé pavillon 4 à 1 devant les Screaming Eagles du Cap-Breton, samedi soir, au Centre régional K.-C.-Irving.

Guillaume Brisebois, Nicolas Dumulong (suspension), Elijah Francis, Daniil Miromanov et Marc Audet manquaient à l’appel face à l’une des meilleures formations du circuit Courteau.

Par contre, le gardien Reilly Pickard était de retour à son poste, lui qui, vendredi soir, avait d’ailleurs pris la relève d’Alex Kelly après deux périodes contre ces mêmes Screaming Eagles (36-24-5-1, 78pts).

«Encore une fois, il nous manquait une tonne de joueurs en fin de semaine. Reilly était de retour devant le filet et il a été dominant. Mais il faudra que notre attaque à cinq redevienne beaucoup plus dangereuse», analyse l’entraîneur du Titan (25-34-3-3, 56pts).

«On a joué une mauvaise première période, mais à compter de la deuxième on est revenu à notre identité. On a joué avec un sentiment d’urgence et ça nous a permis de provoquer trois ou quatre grosses chances de marquer», ajoute-t-il.

On avait l’impression d’assister à un duel entre David et Goliath, samedi soir.

«Quand je regarde leur alignement, je vois qu’ils ont 12 joueurs de 19 ans et trois autres de 20 ans. Ils ont le meilleur joueur de la ligue en Pierre-Luc Dubois. Je pense que si ce gars-là n’est pas repêché parmi les cinq premiers dans la LNH, ça doit être un super repêchage, parce que c’est tout un joueur de hockey. Il peut tout faire sur la patinoire», commente Mario Pouliot.

«C’est une équipe qui joue avec énormément de confiance. Mais pour nous, c’est la meilleure préparation qu’on ne peut pas avoir pour les séries. C’est sûr que l’équipe qu’on va rencontrer en première ronde, ça va être une équipe de premier plan», révèle Pouliot.

Malgré le revers, l’entraîneur a généralement aimé ce qu’il a vu de sa jeune troupe.

«On a joué à trois défenseurs pratiquement pendant tout le match. Le jeune de 17 ans (Félix Boivin) a été confronté à (Pierre-Luc) Dubois, à (Evgeny) Svechnikov et il s’est bien débrouillé. C’est ça que je vais retenir de ce match-là, en plus de la façon dont nous avons compétitionné au cours des 40 dernières minutes. Ce sont toutes des choses positives.»

Le Titan disputera son prochain match mardi soir en accueillant les Sea Dogs de Saint-Jean (42-18-5-0, 89pts). Il s’agira de leur dernier match à domicile en saison régulière. Les hommes de Mario Pouliot complèteront leur saison en rendant visite aux Islanders de Charlottetown et aux Wildcats de Moncton, vendredi et samedi.

 

Moncton s’incline à Saint-Jean

Il y a des défaites qui pincent un peu plus que les autres. Perdre 4 à 1 contre les Sea Dogs de Saint-Jean n’a rien de déshonorant. Mais quand cette victoire, acquise devant une salle comble de 6438 au Harbour Station, procure en plus le titre de division à ses rivaux provinciaux, ça pince encore un peu plus.

La troupe de Danny Flynn a mérité samedi soir un premier titre de la section des Maritimes depuis la saison 2011-2012 et un quatrième dans l’histoire de la concession.

Sam Povorozniouk a dirigé l’attaque des gagnants avec un but et une passe.

L’entraîneur Darren Rumble a parlé du mauvais début de match de sa bande pour expliquer le revers.

«Nous aurions pu marquer au moins trois buts en première période  parce que nous avons généré plusieurs bonnes chances de compter. Mais on s’est retrouvé derrière 0-3 en début de deuxième période», analyse-t-il.

«J’ai retiré (Keven) Bouchard, juste pour changer le momentum, et ça a fonctionné pour un moment. Nous avons repris de la vigueur en marquant un but (celui de Cameron Askew), mais nous avons été incapables de garder ce rythme.»

Rumble affirme que son équipe a fourni un effort correct, sans plus. «On a manqué de mojo autour du filet. Nous n’avons pas été capables de générer assez de chances de marquer en troisième période. Notre avantage numérique n’a pas été très bon et nous aurions dû montrer un peu plus d’énergie, jouer plus avec un sentiment d’urgence, surtout devant leur filet», explique l’entraîneur des Wildcats (36-20-9-1, 82pts).

Sauf que l’entraîneur ne voulait pas en faire tout un plat. Il n’est pas du tout inquiet après cette performance ordinaire. «Nous avons joué du bon hockey depuis un bout de temps. Je ne peux pas dire que nous avons eu un véritable mauvais match récemment. Nous n’avons pas été extraordinaires samedi soir, mais c’est seulement une partie.»

De plus, Rumble savait très bien que les Ses Dogs  (42-18-5-0, 89pts) voulaient venger leur échec de 7 à 4 subi au Colisée de Moncton, mercredi dernier.

«C’est quelque chose qui se produit très souvent au hockey. Quand deux équipes jouent deux parties de suite l’une contre l’autre, une équipe est furieuse d’avoir perdu et l’autre est un peu complaisante après une victoire. Chaque fois qu’une équipe remporte un match chargé d’émotions, elle va perdre le suivant parce que c’est pratiquement impossible de reproduire ce même degré d’émotion. C’est un peu comme un programme double au baseball. C’est rare de voir la même remporter les deux parties.»