Geneviève Lalonde est déjà en mode olympique!

Quel départ! N’en doutez pas, Geneviève Lalonde est en mode olympique, et pas à peu près!

L’Acadienne âgée de 24 ans a salué sa rentrée en 2016 avec la meilleure première course de sa vie, à l’occasion du 3000 mètres steeplechase qui avait lieu à Palo Alto, en Californie, dimanche.

Son temps de 9m38s88c est son troisième plus rapide en carrière et un chrono qui est à plus de sept secondes sous la norme olympique.

La seule chose qui pourrait maintenant l’empêcher de participer aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro dans trois mois, c’est une catastrophe lors des championnats canadiens en juillet à Edmonton.

«Je me sentais en forme. J’avais dit l’an passé, quand j’ai terminé ma saison aux championnats du monde, que je voulais commencer 2016 de cette façon. Mon entraîneur et moi avons pris ça à coeur cet hiver et j’ai réussi à atteindre mon but, souligne-t-elle. Le rythme était confortable. Ce n’est pas comme si je me suis épuisée pour obtenir ce résultat. C’est vraiment un bon début de saison. C’est excitant.»

Ce résultat est important à bien des égards pour elle.

«Ça me dit que je peux prendre ça un peu plus relax. Je n’ai pas besoin d’aller chasser des temps», explique-t-elle.

Son temps confirme également auprès d’Athlétisme Canada qu’elle est dans une forme exceptionnelle et qu’elle est prête à s’attaquer aux Jeux olympiques.

«Le fait que j’ai dépassé cette marque par sept secondes, ça veut dire que je suis en bonne forme. Je peux me concentrer sur des courses de la Ligue de diamant et des grandes courses comme ça, où je vais avoir la chance de compétitionner contre les athlètes que je retrouverais peut-être aux Olympiques et de voir mon potentiel», mentionne également l’athlète de Moncton.

Lalonde se dit déjà en mode olympique.

«Dès que la saison débute, on se met à rouler. C’est ce qu’on vise maintenant. Tout est en préparation des Jeux olympiques à partir d’ici.»

Si elle reconnaît que tout ça est bien palpitant, l’Acadienne affirme qu’elle ne doit pas se laisser emporter par ce tourbillon d’émotions.

«C’est vrai que c’est excitant, mais je dois retomber sur mes deux pieds rapidement, parce que sinon, je flotte un peu dans les étoiles. C’est un résultat un peu surprenant, mais en même temps, je savais que j’étais à ce niveau. Je peux maintenant viser des objectifs encore plus hauts», explique-t-elle.

Au cours des prochains mois, son quotidien sera réglé autour de sa préparation, autant mentale que physique.

«Je dois seulement continuer à faire ce que j’ai fait depuis quelques années et d’écouter mes entraîneurs (Dave Scott Thomas et Joël Bourgeois, notamment). J’ai une bonne équipe autour de moi qui me fait garder les deux pieds sur terre, même si c’est une année olympique. Ils me rappellent que c’est juste une autre saison comme les autres et que la vie doit continuer quand même.»

Cela dit, Lalonde a bien l’intention d’améliorer plusieurs détails dans son approche et dans sa technique pour mettre toutes les chances de son côté.

«Il y a plein de choses au niveau technique que je peux améliorer. Sauter les haies, c’est toujours un de mes défauts. Je les attaque un peu différemment des autres athlètes et il y a toujours des choses que je peux changer», convient-elle.

«Mentalement, je dois me préparer pour le spectacle des Jeux olympiques. Ça va être une course énorme. Tu entres dans le stade et ce ne sont plus les gens du coin qui sont dans les gradins. C’est vraiment le monde entier qui te regarde. Il faut se préparer en conséquence pour se mettre en position pour bien performer.»

Son prochain grand rendez-vous sur la piste aura lieu à la fin du mois, à Prefontaine, en Oregon, à l’occasion d’une course de la Ligue de diamant.

«C’est une des meilleures courses au monde chaque année et j’ai vraiment hâte d’aller là pour compétitionner avec des filles qui vont sûrement être dans la finale olympique», mentionne Geneviève Lalonde.

L’année 2016 risque d’être mémorable pour l’Acadienne, mais aussi pour tous ceux et celles qui la suivent depuis ses premiers pas dans le monde de l’athlétisme.