Big Swim, Give To Live: nager pour aider les enfants

Le désir de redonner aux autres, c’est le point en commun qu’ont les quelques 63 nageurs qui participeront à l’événement Big Swim, Give To Live, le 14 août.

L’objectif de cette activité est bien simple: permettre aux enfants atteints d’une maladie chronique de pouvoir vivre l’expérience d’un camp d’été au même titre que n’importe quel autre enfant.

Pour ce faire, les athlètes inscrits doivent récolter un minimum de 1000$. Les fonds recueillis serviront à inscrire les jeunes dans des camps de jour adaptés à leur besoin.

Pour la 5e présentation de l’événement, les organisateurs espèrent amasser 150 000$. Cette somme servirait à envoyer près de 150 enfants dans différents camps.

Encore cette année, l’argent sera remis au Brigadoon Village, l’un des camps en question.

«Pour nous, c’est un objectif très réalisable, indique Kerri Ann Hillier, coordonnatrice de l’événement. Le minimum demandé est de 1000$, mais la majorité des nageurs dépasse ce montant chaque année. En ce moment, nous avons un participant qui a déjà récolté 11 000$.»

Depuis sa création en 2011, l’événement ne cesse de croître. Selon les statistiques compilées, il n’y avait que trois nageurs lors de la première année. Un nombre qui a triplé lors de la deuxième nage. Les athlètes inscrits proviennent de partout à travers la province, allant de 13 à 70 ans.

«C’est une bonne nouvelle pour nous. De plus en plus, l’événement est devenu un élément sur la bucket list des gens.»

Ainsi, les athlètes inscrits devront parcourir une distance entre 14 et 17 km en mer libre dans le détroit de Northumberland entre les provinces du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard.

Si cette année elle se concentre sur l’organisation, Mme Hillier a fait le parcours en 2014.

«J’ai travaillé pour Brigadoon Village et c’est là où j’ai vu l’importance d’offrir une telle occasion aux jeunes qui en ont besoin. Je suis chanceuse d’avoir deux enfants en santé. C’était le temps pour moi de redonner aux autres et de montrer à ces jeunes qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent.»

Elle n’est pas la seule qui a cette cause à coeur. Donna Reid en sera à sa deuxième participation.

«C’est une très bonne cause et je tiens à y être, raconte l’athlète de Moncton. Je nage en moyenne 3 à 8 km par session d’entraînement. J’aime vraiment cette initiative. Ça me permet aussi de me détendre, j’aime beaucoup la nage et être dans l’océan.»

Les préparatifs vont de bon train et les organisateurs se réjouissent du succès de l’événement. Le Big Swim, Give To Live fait aussi appel à au-delà de 100 bénévoles, ce qui comprend les kayakistes, l’équipe de la logistique et l’équipe de surveillance en bateau.

Pour plus d’informations ou pour faire un don à l’un des nageurs, visitez le givetolive.ca

Un défi particulièrement touchant pour Ana Berlie
Pour Ana Berlie, le défi Big Swim représente beaucoup plus qu’une collecte de fonds. Il y a quelques années, sa fille a été diagnostiquée avec la maladie cœliaque alors qu’elle était âgée de 12 ans.

Cette maladie endommage la surface d’absorption de l’intestin grêle par le gluten. En bref, le corps est incapable d’absorber des nutriments essentiels tels que les protéines, les gras, les glucides, les vitamines et les minéraux.

Mme Berlie connaît donc l’importance de ces camps puisque sa fille y a déjà participé.

«C’est la première fois qu’elle allait quelque part et que je n’avais pas besoin de m’inquiéter», explique sa mère.

Chaque camp regroupe des enfants qui sont atteints de la même maladie ou de la même condition et dure une semaine.

Ainsi, les jeunes peuvent apprendre à connaître d’autres enfants qui ont les mêmes difficultés qu’eux au quotidien.

«Ce j’aime particulièrement de ses camps, c’est qu’ils favorisent l’inclusion de tous. Le fait que les enfants se retrouvent avec des pairs, c’est incroyable. Ils ont la chance de voir qu’ils ne sont pas seuls.»

Ana en sera à sa deuxième participation. Jusqu’à maintenant, elle a amassé près de 2500$ pour la cause. Elle reconnaît que c’est un défi important qui l’attend.

«On va devoir nager entre 14 et 17 km, c’est tout ce qu’on sait. L’an dernier, le parcours exact a été déterminé la veille.»

La coordonnatrice de l’événement, Kerri Ann Hillier, nous explique que les athlètes devront être prêts à partir relativement tôt, le départ étant coordonné avec l’horaire des marées.

Une touche mystérieuse qui ajoute un peu de piquant dans cet événement déjà grandiose.

«C’est vraiment impressionnant être dans l’eau, surtout lorsqu’on est assez loin pour ne plus voir les berges ni d’un côté ni de l’autre», confie Mme Berlie.

Un défi qu’elle est prête à surmonter de nouveau pour le bien des enfants.

«L’événement a une touche personnelle pour moi, j’ai vu ce que les camps apportent aux enfants. Il y a aussi le côté défi que j’aime, en plus de devoir amasser des fonds pour une bonne cause. C’est un exploit que je suis fière d’avoir accompli.»

L’entraînement n’est pas de tout repos.

«On s’entraide beaucoup entre nous et on s’entraîne presque toute l’année pour faire cette nage. L’entraînement s’intensifie à partir de mars. On s’entraîne plus fort et plus souvent et on augmente le nombre de kilomètres par séance.»

Toutefois, elle semble avoir la bonne philosophie pour maximiser ses chances.

«C’est un peu comme un marathonien, on s’entraîne sur de plus courte distance. Rares sont les fois où un marathonien fera l’équivalent de sa course en entraînement, c’est la même chose pour nous, on ne fera jamais la pleine distance avant l’événement même.»