Crashed Ice: Bruno Richard revient d’un séjour décevant en Europe

Bruno Richard a déjà été nettement plus fier qu’il ne l’était à sa descente d’avion, dimanche soir, à l’Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. Le casse-cou de Bédec, qui fondait énormément d’espoir pour sa huitième saison sur le circuit de la Coupe du monde de patinage de descente extrême, est rentré au pays ébranlé et déçu de son séjour de deux semaines en Europe.

Après sa malheureuse 69e position au Red Bull Crashed Ice de Marseille, en France, il y a 10 jours, occasionnée il est vrai par une vilaine chute à l’entraînement qui l’a indisposée pendant tout le week-end, le vétéran âgé de 34 ans a dû se contenter de la 46e place à l’épreuve de Jyväskylä/Laajis, en Finlande, samedi.

Comme il voulait éviter la catastrophe de Marseille, il s’est d’abord assurer de livrer deux descentes sans prendre de risques inutiles lors des qualifications en sol finlandais.

Jusque-là, tout allait bien. Mais c’était sans compter la malchance qui semble l’habiter depuis l’appendicite subie avant la Coupe Riders de Sherbrooke en février.

D’autant plus qu’il se sentait mieux préparé et en meilleure condition physique qu’à pareille date il y a un an.

Dès la ronde des 64, Richard se retrouve en piste avec le Canadien Dean Moriarity et les Américains Tommy Metz et Kale Johnstone.

«Je n’ai pas eu un bon départ, alors que Metz et Moriarity ont été parfaits. Ensuite, Johnstone a chuté devant moi à un endroit stratégique, ce qui n’a pas aidé. En l’évitant, j’ai perdu beaucoup de vitesse et je n’ai jamais été en mesure de rejoindre Moriarity. Je n’aurais pas pu aller plus vite. C’est vraiment mon départ qui m’a fait mal», explique-t-il.

«C’est très décevant. Je ne fais pas des courses pour terminer dans le top 50», confie-t-il.

À l’évidence un brin aigri par ses récents résultats, Bruno Richard a révélé sur Facebook, samedi soir, qu’il s’agissait possiblement de sa dernière course en sol européen. Il n’en fallait pas plus pour spéculer quant à un possible retrait sur le circuit de la Coupe du monde. En entrevue, il a clarifié les choses.

«Ça fait 15 fois que je vais en Europe pour le Crashed Ice et j’y ai vécu des expériences incroyables, dit-il. Mais désormais, je pense me concentrer davantage sur les événements nord-américains. C’est loin l’Europe et ça demande du temps et je dois chaque fois prendre des vacances de mon travail pour y aller. Le décalage d’horaire est également difficile à gérer.»

«Et puis, je trouve que nous allons trop souvent aux mêmes endroits. Je ne dis pas que ma décision de ne plus retourner en Europe est définitive, la porte est encore ouverte, mais je ne retournerai pas en Finlande ou en Russie», révèle-t-il.

Ces récents résultats signifient aussi que Richard ratera le rendez-vous de Saint Paul, au Minnesota, les 3 et 4 février. C’est la deuxième année de suite qu’il rate cette épreuve qu’il affectionne particulièrement.

Son prochain objectif sera donc d’obtenir une place en vue du Red Bull Crashed Ice d’Ottawa.

«Comme j’ai raté les trois dernières courses de la saison 2016 à cause de mon appendicite, je savais que mes chances de me qualifier pour Saint Paul étaient minces. Je vais en profiter pour me reposer et bien me préparer pour les trois dernières courses de la saison», confie-t-il.

«Il reste trois semaines avant l’épreuve de la Coupe Riders de La Sarre (18 février). C’est clair que je vais arriver là-bas gonflé à bloc. Il n’est pas question que je rate le rendez-vous d’Ottawa. Ma soeur (Isabelle), mes nièces (Lydie et Brielle) et d’autres membres de ma famille y habitent et tous veulent me voir en action», ajoute Richard, qui prendra également part à l’épreuve de la Coupe Riders de Bathurst (25 février).

Le Canadien Scott Croxall a remporté le Red Bull Crashed Ice de Jyväskylä/Laajis. Il a devancé au fil d’arrivée les Américains Maxwell Dunne et Cameron Naasz. Les trois hommes sont actuellement à égalité avec 1600 points au classement de la Coupe du monde.

Chez les femmes, l’Américaine Amanda Trunzo a triomphé devant la Finlandaise Camilla Ojapalo et la Française Sandrine Rangeon. L’Acadienne Jacqueline Légère a terminé au cinquième échelon et a ainsi vu Trunzo la devancer au sommet du classement. Trunzo compte 1800 points contre 1450 pour Légère.

Enfin, dans la division junior, nous avons eu droit à un podium entièrement finlandais avec dans l’ordre Mirko Lahti, Jesse Saurén et Joni Saarinen. C’est toutefois Saarinen qui domine le classement de la saison avec un total de 1600 points.