Pépère Boîte à lunch aura même son marathon!

Rhéal Hébert n’est jamais en panne d’inspiration quand vient le temps de garder ses jeunes actifs. Sa dernière trouvaille: le marathon Pépère Boîte à lunch!

L’enseignant en éducation physique à l’école de Grande-Digue convie les élèves de son club de course à une toute nouvelle aventure en 2017.

Et cette activité, les jeunes la doivent au grand coeur de Ronald Cormier, un marathonien âgé de 62 ans.

Membre des Chevaliers de Colomb, l’athlète originaire de Sainte-Marie-de-Kent a voulu faire quelque chose pour venir en aide aux élèves qui n’avaient pas de quoi manger à l’école.

En préparation du marathon de New York, en novembre, M. Cormier s’est mis dans la tête d’amasser des fonds pour l’école de Grande-Digue.

«Ça l’a bouleversé. Ça l’a choqué qu’en 2017, il y ait encore des enfants qui vont à l’école et qui n’ont pas de dîner dans leur sac», mentionne Rhéal Hébert.

C’est donc sous le sobriquet de Pépère Boîte à lunch qu’il a pris le départ du marathon de New York.

Durant son entraînement, il a trouvé le moyen d’amasser plus de 7500$, qu’il a remis à la direction de l’établissement scolaire un peu avant Noël lors d’une cérémonie empreinte d’émotions.

«Il avait les larmes aux yeux juste à voir l’accueil qu’il a eu des élèves. Je trouve ça très spécial», raconte Rhéal Hébert.

Pour le remercier, l’enseignant en éducation physique et son club de course ont décidé d’organiser le premier Marathon Pépère Boîte à Lunch le 13 juin, entre Cap-Pelé et Grande-Digue.

«On organise ça pour le remercier et pour souligner son engagement. Quand quelqu’un de la communauté fait quelques de beau comme ça, ça mérite d’être valorisé», souligne-t-il.

C’est donc près d’une trentaine de jeunes de la sixième à la huitième année qui vont participer à cet événement.

Mais si vous connaissez le moindrement Rhéal Hébert, vous savez très bien que ce n’est pas la fin de l’histoire.

L’enseignant s’est dit: pourquoi ne pas combiner cette activité physique avec une autre bonne cause?

Il a donc décidé d’approcher les entreprises qui vont se trouver aux abords du parcours pour demander à leurs employés de récolter de la nourriture afin de regarnir la banque du Vestiaire Saint-Joseph, de Shediac.

«On leur a dit: “on vous fournit les bacs. Ça ne vous coûte rien, c’est seulement un geste que vous faites pour appuyer notre course”. On remplit le wagon derrière le camion», lance-t-il en riant.

Rhéal Hébert espère que cette initiative aura des échos dans les autres institutions de la région.

«Nous, on est chanceux, on a un Pépère Boîte à lunch qui va nous aider à payer les déjeuners, les collations et les dîners des jeunes avec l’argent qu’il ramasse, mais les autres écoles de la région n’ont pas de Pépère Boîte à lunch», souligne-t-il.

Selon lui, les jeunes vont retirer beaucoup de choses de cette belle aventure.

«Ça va leur apporter la satisfaction de donner. Ils vont retirer une leçon immense de ça.

Une fois que tu l’as fait, tu y prends goût et tu ne peux plus arrêter. On veut leur apprendre dès un jeune âge l’importance de donner et d’aider ceux qui en ont besoin.»

Mais attention, l’idée principale derrière tout ça demeure l’activité physique.

«On le fait aussi pour s’entraîner. On cherche toujours des raisons pour courir. On aime garder nos jeunes actifs à Grande-Digue. Et si on peut le faire avec une belle leçon de vie, on est doublement gagnant. Et ça prend du monde comme Pépère Boîte à lunch pour nous inspirer.»