Camille Thériault: «J’ai les Aigles Bleus dans le sang»

Camille Thériault tient à mettre tout de suite fin aux rumeurs. Ce n’est pas lui qui sera le nouvel entraîneur des Aigles Bleus de l’Université de Moncton!

Blague à part, l’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick est un passionné du hockey.

Comme trois de ses frères, son neveu et le gendre de son frère, il a porté le chandail bleu et or avec fierté.

Et s’il affirme que ce sera à la direction de l’U de M de nommer le prochain entraîneur et d’adopter des changements à la structure ou au fonctionnement de son équipe de hockey, il assure qu’il sera là pour épauler et conseiller au besoin la haute direction de l’institution pour la suite des choses.

«Je suis un passionné. J’ai les Aigles Bleus dans le sang», affirme-t-il.

Cela dit, M. Thériault assure que le groupe d’anciens n’a jamais voulu faire un putsch ou manigancer quoi que ce soit dans le dossier de la relance du programme de hockey, bien au contraire.

«Ce programme-là nous a bien traités. Maintenant, c’est à notre tour de lui donner un coup de pouce quand il est un peu plus dans la misère. On ne s’est pas arrêté sur un modèle parfait. On sait juste qu’on a beaucoup de morceaux qui veulent travailler ensemble pour aller dans la même direction», précise-t-il.

Camille Thériault suggère se servir du réseau de plus de 600 anciens joueurs pour aider au recrutement et aussi pour amasser des fonds pour le programme de hockey.

Il voit aussi d’un très bon oeil l’adoption d’un modèle qui serait similaire à celui de l’équipe de football de l’Université Laval, un programme qui laisse une grande place aux gens de la communauté.

«On a eu des discussions, mais il n’y pas eu de conclusions. Est-ce que quelque chose comme ça serait plausible pour l’équipe de hockey de l’U de M? Ce sera à l’université de décider», précise-t-il.

L’ancien joueur du Bleu et Or ne croit pas non plus que les bénévoles qui ont assuré le bon fonctionnement du programme depuis plusieurs années (comme le club des Aigles Bleus ou le club des anciens) ne devraient être mis de côté dans la nouvelle structure.

«On ne veut rien recréer, les bases sont solides. On a eu quatre championnats nationaux et plusieurs titres de l’Atlantique. Il y a une histoire à raconter ici. Mais le programme a connu moins de succès au cours des dernières années. On veut voir tous ensemble ce qu’on peut faire de mieux. Je suis un de ceux qui pensent que personne ne devrait être écarté. Si on veut bâtir un bon programme, il doit être inclusif. Tout le monde doit avoir un rôle à jouer.»

S’il prône une structure plus «professionnalisée», Camille Thériault reconnaît que le temps presse.

«On n’est pas là encore. En attendant, l’UdeM a une équipe de hockey à gérer. Ils veulent choisir un coach le plus vite possible et on encourage ça», poursuit-il.

Le farouche partisan des Canadiens de Montréal parle aussi de réveiller l’intérêt des gens de la communauté (et des étudiants) envers leur équipe de hockey.

«Les joueurs qui sortent du junior sont habitués à évoluer pour une équipe pratiquement professionnelle. Ils veulent une équipe gagnante, une bonne éducation et jouer dans un aréna qui sera rempli par des gens qui appuient leur équipe».

Peu importe la direction que prendra l’équipe de hockey, Camille Thériault et son groupe d’anciens seront là pour l’appuyer et pour lui permettre de retrouver son lustre d’antan.