Karaté: une délégation de Dieppe a élargi ses horizons au Japon

Le dojo de karaté Lannigan dojo Dieppe continue de faire honneur au Canada. La délégation du Nouveau-Brunswick a récolté trois podiums à une compétition internationale tenue à Saitama, au Japon, les 29 et 30 avril.

Sensei Danika Haché (16 ans) a remporté la 3e place en Kata et combat, avec Sempai Jérémie LeBlanc (17 ans). Sensei Jenna Bourassa (15 ans) a dégoté la 5e place en Kata et combat, alors que Sensei Abigail LeBlanc (16 ans) a terminé 6e en Kata.

La délégation de 13 karatékas s’est frottée aux grands de ce sport lors de cette compétition, qui regroupait 820 participants en provenance de 15 pays. En tout, cinq dojos canadiens s’y sont rendus.

Jenna Bourassa et Danika Haché ont également obtenu leur shodan et premier degré, après avoir passé la dernière année à s’entraîner intensivement. Elles ont reçu leur ceinture sur le mont Mitsumine, là où repose Mas Oyama, le fondateur du style de karaté Kyokushin.

Il s’agit d’un symbole puissant dans le monde du karaté.

Lynne Lannigan, directrice du dojo, ne peut effacer le sourire de ses lèvres. Elle peine à mettre en mot toute la fierté qu’elle éprouve à l’endroit de ses élèves.

«C’était un apprentissage du début jusqu’à la fin. Les élèves ont grandi à travers cette expérience. Le voyage, la compétition, etc.; ils en ont appris beaucoup sur qui ils sont.»

Certes, le voyage a permis d’élargir l’horizon de la délégation de Dieppe, mais ne part pas tout bonnement au Japon qui veut.

Il a fallu une préparation méticuleuse et une collaboration hors pair entre tous les membres de l’équipe afin d’assurer la réussite de l’expédition. Ils ont également pu compter sur l’appui de la communauté du Grand Moncton. Les jeunes ont mené une campagne de souscription d’une durée de six mois pour amasser les fonds nécessaires au voyage.

Le dojo Lannigan dojo Dieppe progresse à pas de géant depuis son ouverture, en janvier 2015. Alors qu’ils étaient cinq instructeurs et une soixantaine d’élèves en mars 2015, ils sont aujourd’hui sept instructeurs et plus de 170 membres à fréquenter l’école.

Même dans ses rêves les plus fous, Lynne Lannigan ne pensait jamais que son dojo s’envolerait si haut, si rapidement. Le karaté est encore aujourd’hui un monde d’homme, dit-elle.

Humble, la responsable attribue l’entièreté du succès de l’organisation à tous les membres qui la forme.

«C’est un travail d’équipe où tous doivent avoir leur place et jouer leur rôle pour briller ensemble. Je suis fier du travail que nous avons accompli.»