Triathlon Ironman: Lee Roy aperçoit Hawaï dans sa mire

Lee Roy, croyez-le ou non, affirme être en meilleure forme physique que l’an dernier à pareille date. Cette nouvelle devrait inquiéter les adversaires de ce triathlète, considérant son parcours pratiquement parfait en 2016 avec un total de huit podiums en huit épreuves.

«Depuis novembre, je m’entraîne au minimum vingt heures par semaine. J’ai déjà parcouru plus de 5000 kilomètres sur mon vélo depuis le début de l’année. Aussi, j’ai mis l’emphase durant six semaines sur la nage où je franchissais vingt kilomètres par semaine», a-t-il indiqué.

Contrairement aux années précédentes, l’homme originaire de Beresford ne démarrera pas sa saison au Duathlon de Sorel-Tracy qui se tiendra le 26 mai. Il y avait obtenu la deuxième position du classement général de la division compétition en 2015, avant de se hisser au sommet en 2016.

Lee Roy a plutôt choisi le Duathlon de Moncton, qui aura lieu le 4 juin, pour faire sa grande rentrée en scène.

Bien que cette journée soit inscrite à son calendrier, trois autres dates semblent retenir davantage son attention.

«Cette saison, il y a trois courses importantes pour lesquelles je consacre beaucoup de temps d’entraînement. Premièrement, je vais participer au demi-Ironman du Mont-Tremblant le 25 juin. J’ai comme objectif de terminer au premier rang dans mon groupe d’âge 35 à 39 ans avec un temps final qui se situe entre 4h15 et 4h20. J’ai aussi un autre demi-Ironman à Niagara Falls à la fin de l’été et mon objectif est le même qu’à celui du Mont-Tremblant», a-t-il mentionné.

L’athlète âgé de 35 ans a aussi pris la décision de sortir de sa zone de confort et de tenter l’épreuve ultime en triathlon.

«L’événement principal cette saison est sans contredit ma participation au Ironman du Mont-Tremblant en août. Il s’agira de mon premier à vie, alors je ne sais pas encore à quoi m’attendre. Toutefois, j’ai tout de même l’intention d’obtenir un podium dans mon groupe d’âge», a-t-il révélé.

Afin de se préparer physiquement à cette épreuve qui comporte 3,8 km de natation, 180,2 km de vélo et un marathon, il a eu à diminuer le nombre de courses auxquelles il participait.

«La fin de semaine, je fais en moyenne cinq heures de vélo. Après, j’ai une heure de course en plus d’une heure de nage. Alors, si je vais compétitionner, je perds ce temps précieux d’entraînement. Je veux donc faire mois de compétitions.»

Justement, à propos de son entraînement, le principal intéressé a mis les bouchés doubles ces derniers mois.

«Je fais du vélo et de la course six jours sur sept, soit du mardi au dimanche. Je vais nager le lundi, mercredi, vendredi et les deux jours de fin de semaine. Par exemple, une journée pourrait ressembler à 150 kilomètres de vélo, dix kilomètres de course sous un temps de 40 minutes, ainsi que 3000 mètres de nage. En moyenne, il s’agit d’une journée de six ou sept heures d’efforts physiques», a-t-il noté.

Tous ces sacrifices ne sont pas sans raison. Il pourchasse un rêve qu’il désire réaliser depuis longtemps.

«Lorsque tu penses au triathlon, la première image qui vient en tête est le Championnat du monde Ironman qui se tient à Hawaï que l’on voit à la télé. J’ai commencé à faire du triathlon justement parce que j’ai toujours rêvé de participer à cette compétition», a-t-il mentionné.

Croit-il être en mesure de se qualifier prochainement pour obtenir un laissez-passer pour cet événement?

Sa réponse est directe et sans équivoque.

«Je vais y aller, c’est certain.»