Dynamophilie: Adam Boucher cogne à la porte du Arnold Schwarzenneger Festival

Adam Boucher s’est tapé une «petite journée» de travail de 1916 livres, samedi, à Québec. Le dynamophile de Shippagan n’a pas mis toute la gomme aux championnats canadiens de la World Raw Powerlifting Federation. C’était volontaire, même si cette performance lui a quand même permis de décrocher la première place dans la catégorie des moins de 275 livres.

Ses résultats à la flexion de jambes (727 livres), au développé couché (484 livres) et au soulevé de terre (705 livres) ne sont certes pas mauvais du tout pour cet athlète tout en muscles de 5 pieds 10 pouces et 260 livres.

Mais il s’est gardé une petite gêne, comme on dit, car sa cible est toute autre: conserver ses énergies pour le 11 juin, alors que se tiendront les épreuves de qualification du Arnold Schwarzenneger Festival, à Columbus, en Ohio. Et là, il devra tout donner pour atteindre un cumulatif de 1935 livres, ce qui lui accorderait un laissez-passer pour la rencontre internationale au nom du célèbre culturiste-acteur-politicien prévue en mars 2018.

L’homme fort âgé de 29 ans admet que Québec a servi de test afin de savoir où il est rendu dans son entraînement intensif. Et ce qu’il y a vu lui plaît.

«À Québec, je n’ai pas poussé à mon maximum et je suis très content d’avoir gagné, mais j’ai fait quelques erreurs techniques que je suis en train de corriger», explique celui qui travaille dans la région de la Vieille capitale comme soudeur de nuit.

Ce fameux Arnold Schwarzenneger Festival ne représente pas un rêve à atteindre coûte que coûte pour Adam Boucher. Cependant, ce serait une fierté pour lui d’y aller.

«C’est l’une des compétitions les plus convoitées et plusieurs gros noms de la dynamophilie seront à Columbus. Juste de m’y rendre serait déjà quelque chose d’important pour moi, car ce n’est pas tout le monde qui réussit à se qualifier. Je vois davantage ça comme un défi personnel que j’aimerais bien ajouter à ma carrière de dynamophile. Dans ce sport, c’est le summum», indique-t-il.

Cela signifie également que la période de repos post-compétition, prévue normalement après sa participation au championnat de Québec, a été très limitée. Pour ne pas dire inexistante. Dès lundi, il a repris la route du gymnase où il s’entraîne cinq fois par semaine, sous la supervision étroite de deux sommités en la matière, Jean-François Caron et Jimmy Paquet.

«Nous travaillons mes points faibles techniques. Je veux y aller de manière stratégique afin d’assurer ma qualification à Columbus. Dans chaque exercice, je bénéficie d’une certaine marge de manoeuvre dans mes charges. Si je réussis, j’aurai ensuite huit mois pour me préparer pour le Festival. Oui, je suis un peu nerveux, mais je prends ce stress comme source d’énergie positive. Ça me permet de mieux performer en compétition qu’à l’entraînement. J’aime bien cette dose d’adrénaline car elle m’aide à me surpasser», poursuit Boucher, qui apprécie que sa passion l’amène à voyager et à connaître plein de monde du milieu de la dynamophilie.

Pour le reste des choses, l’athlète de Shippagan prend ça comme ça vient. S’il est rendu là, c’est grâce à des engagements de bien du monde, dont sa conjointe Valérie Noël. Il ne sait pas jusqu’où sa puissance brute pourra le mener, mais il entend bien faire un bon bout de chemin. Il rappelle qu’il lui manque encore 500 livres avant d’atteindre le record mondial total dans sa catégorie.

Si les étoiles sont bien alignées…