Un accueil chaleureux pour la fin de la Grande Traversée

La Grande Traversée, qui regroupe des élèves francophones du secondaire à vélo, s’est rendue jusqu’au Nouveau-Brunswick pour la première fois de son histoire, un clin d’œil pour le 150e de la Confédération canadienne. L’événement de cinq semaines s’est achevé mercredi après-midi à Bathurst.

Cette initiative, mise en place en 2013, relève du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique. Les jeunes de la 8e à la 12e année se relaient en bicyclette par sections (environ 300 km chacune) tous les trois jours.

«Nous avons de 250 à 300 cyclistes par année, qui pour la plupart n’ont jamais fait de vélo de route en peloton. C’est une occasion pour les jeunes de rencontrer leurs pairs, de se créer un réseau et de découvrir le Canada et la francophonie à travers l’activité physique et le leadership qu’ils doivent développer. Chaque matin, ils donnaient une conférence dans les écoles en partageant leur expérience», explique Laurent Brisebois, le fondateur du projet.

Le départ a eu lieu cette année le 8 mai à Victoria, en Colombie-Britannique. Le Nouveau-Brunswick fermait le périple, une première, d’Edmundston à Bathurst. Une vingtaine de jeunes y ont pris part.

«Pour le 150e anniversaire de la Confédération, nous voulions vraiment faire la Grande Traversée d’un océan à l’autre. L’accueil a été phénoménal au Nouveau-Brunswick. Les gens sont chaleureux. Nous avons été accueillis avec des pancartes et des banderoles dans les écoles. On voit que c’est important pour les gens de bien accueillir, que c’est dans la culture locale», observe le directeur d’école.

Même si les collines ont pu représenter un défi pour les valeureux cyclistes, ceux-ci sont emballés par leur aventure.

«C’est ma première année et c’était wow! C’est une belle expérience. Il a fait beau, mais dans le bout de Saint-Quentin, il y a beaucoup de côtes et de vents. C’était la deuxième journée et c’était difficile. Aujourd’hui (mercredi), c’était plus relax et nous avons vraiment apprécié», a raconté Cédric Pelletier, un élève de 12e année de Balmoral.

Maxime Therrien, de Nanaimo, en Colombie-Britannique, tenait à faire la première et la dernière portion de l’expédition, pour sa deuxième participation. D’autant plus qu’il ne sera plus éligible l’année prochaine, vu qu’il va lui aussi recevoir son diplôme du secondaire sous peu.

«C’était un privilège de pouvoir faire la dernière section parce qu’il y a beaucoup d’énergie. C’est vraiment excitant», s’enthousiasmait-il à l’arrivée.

Les cyclistes et l’équipe d’encadrement étaient, tout au long, logés et nourris dans les écoles. Maëlle Ricker, la médaillée d’or olympique de snowboard cross en 2010, les a accompagnés pour l’étape au Nouveau-Brunswick.