50e Festival des rameurs: des feux d’artifice accueillent les vainqueurs

L’équipe de Doucet Contracteur de Bois a pris sa revanche sur la victoire qui lui avait échappée de peu l’an dernier. Elle remporte les grands honneurs de la traversée du 50e Festival des rameurs de Petit-Rocher, qui a eu lieu samedi, tandis que la formation féminine Isolation Chaleur savoure son triomphe dans sa catégorie.

Vingt-deux équipes ont pris le départ à Bonaventure, en Gaspésie, et ont été accueillis avec des feux d’artifices au quai de Petit-Rocher pour souligner le demi-siècle de l’événement.

La mer était belle pour affronter la course de 35 km. Les hommes de Doucet Contracteur de Bois – Denis Guitard (capitaine), Stéphane Doucet, René Arseneau, Paul Bryar et Marc-André Grant – n’ont pas à rougir de leur temps de 2h50m11s.

«Ça a bien été. La mer était parfaite. Magnifique. Pas de vagues, pas d’eau qui embarque dans le bateau, a expliqué le capitaine. C’est ma 16e traversée après une absence de 20 ans. Cette bonne équipe est venue me chercher parce qu’un gars s’est blessé. Je savais qu’elle avait de bonnes chances de remporter la victoire.»

Cette baleinière domine la compétition depuis de nombreuses années, très souvent en concurrence avec la Lady Albertine, qui a fini en tête en 2016. Cette fois, elle a franchi la ligne d’arrivée en 2h55m09s.

«La vitesse de la première équipe était supérieure à la nôtre. Nous avons eu un bon départ et eux aussi. Ils ont commencé à monter et nous n’avons pas pu les suivre. Pourtant, nous avions l’entraînement et la mer était belle. Il y a donc place à l’amélioration. J’ai félicité la première place. Ils ont fait une belle course», reconnaît bon joueur Éric Roy, le capitaine, qui avait pour coéquipiers Ghislain Guignard, Mathieu Godin, et les frères Marc-André et Jean-Luc Bryar.

O.G. Barber Shop a pris le troisième rang.

La troupe Isolation Chaleur, composée de la capitaine Line Blanchard, d’Annie Duke, Geneviève Comeau, Caroline Roy et Ginette Hébert, a pris le peloton de tête chez les femmes en 3h04m18s et s’est classée en huitième position au classement général.

«Nous avons connu un super départ. Nous avons poussé tout le long, en nous tenant avec les bateaux de gars. Ça nous encourageait. L’équipe était superbe, les entraînements aussi. Nous avons passé 39 heures sur l’eau et nous nous sommes entraînées au gym tout l’hiver», a relaté la capitaine.

Leurs plus proches rivales sont Roy’s Trucking (3h11m08) et Uni Corporation Financière (3h12m30s).

Reynald Fortin, de Berthier-sur-Mer au Québec, a repris les rames de ce festival pour une 30e fois. Sa première course remonte à 1973.

«C’est un bon accueil ici. Les gens sont chaleureux. Nous arrivons avec le canot. Tu ne touches à rien car ils s’en occupent. C’est pour cela que nous gardons la piqûre. Il y a aussi un paquet de mes adversaires du passé que je rencontre, qui prenne de mes nouvelles», dit M. Fortin, dont l’équipage a terminé sixième.

Le record chez les hommes tient depuis 1996. Il est détenu par l’Intermarché, avec le chrono de 2h36m07s. Roy’s Trucking en a établi un nouveau chez les femmes l’an dernier, grâce à leur temps de  3h00m24s.